GRAND SOUZA : LE CRI DE DÉTRESSE DES USAGERS DE L’EAU POTABLE
- Vichal Dikobo
- il y a 3 minutes
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Factures jugées exorbitantes, distribution irrégulière et accusations de menaces : les populations de Grand Souza et du village Abo’o interpellent les autorités
À Grand Souza, dans le village Abo’o, la question de l’accès à l’eau potable prend des allures de scandale. Des habitants dénoncent ce qu’ils présentent comme des pratiques abusives dans la gestion du réseau d’eau potable, mettant directement en cause le comité chargé de sa gestion.
Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction, la distribution de l’eau serait particulièrement irrégulière. Certains ménages affirment ne voir l’eau couler qu’une à deux fois par semaine, voire parfois rester plusieurs jours sans approvisionnement. Une situation qui contraste, selon eux, avec les montants qui leur seraient réclamés chaque mois.
Les habitants évoquent des contributions pouvant aller de 25 000 à 50 000 FCFA par ménage et par mois, tandis que certains disent avoir reçu des factures atteignant 80 000 FCFA, malgré une desserte qu’ils jugent insuffisante.
« Nous avons peur de nous plaindre »
Au-delà de la question financière, c’est surtout la peur qui semble désormais gagner les populations. Plusieurs résidents affirment faire l’objet de menaces lorsqu’ils tentent de dénoncer la situation.
« Nous sommes fatigués de cette situation. À chaque fois qu’on se plaint, on nous menace. Le monsieur dit à qui veut l’entendre que si quelqu’un essaie de le dénoncer, il mourra. Vraiment, nous ne savons plus quoi faire », témoigne une habitante du village Abo’o.
Un autre résident raconte, lui aussi, vivre dans la crainte : « Il a dit que la personne qui tente quelque chose, il va la tuer. Nous sommes comme ça, nous avons peur. Il faut vraiment qu’on nous aide ici au village. Vous imaginez qu’on peut rester toute une semaine, l’eau coule une seule fois et, à la fin du mois, on vous sort une facture de 80 000 FCFA pour une maison de quatre personnes. Et le pire, c’est que vous ne devez pas vous plaindre, sinon vous êtes menacé de mort. »
Ces accusations, qui restent à établir par les autorités compétentes, soulèvent de sérieuses interrogations sur les conditions de gestion et de facturation du service d’eau dans cette localité.
Les populations appellent les autorités à agir
En pleine saison des pluies, les habitants disent ne plus comprendre pourquoi l’accès à l’eau potable demeure aussi problématique. Ils demandent qu’une enquête soit menée afin de faire toute la lumière sur les modalités de gestion du réseau, les mécanismes de facturation et les conditions réelles de distribution.
Les populations de Grand Souza et du village Abo’o sollicitent ainsi l’intervention urgente des autorités administratives, municipales et traditionnelles, afin que la situation soit clarifiée et que les éventuels abus soient sanctionnés conformément à la loi.
Entre pénurie, factures contestées et accusations de menaces, le malaise est désormais profond. Les habitants veulent surtout retrouver un accès régulier à l’eau potable et pouvoir faire entendre leurs préoccupations sans crainte.
Une affaire qui appelle désormais des explications, une vérification indépendante des faits et, surtout, une réponse rapide des autorités compétentes.
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