À Douala, l’avenir de la jeune fille se construit aussi sur les bancs de l’école

Éducation, santé, dignité et confiance en soi : à travers l’initiative « Une Fille, Un Avenir », Cécile Mvondo, Miss Douala Fiesta 2025, veut rapprocher les discours sur l’épanouissement de la jeune fille de ses réalités quotidiennes. Une démarche accompagnée par la Communauté Urbaine de Douala.
À Douala, la question de l’avenir de la jeune fille ne se limite plus aux salles de classe. Elle se joue également dans sa capacité à prendre soin d’elle, à comprendre son corps, à poursuivre ses études malgré les difficultés et à croire en ses propres potentialités.
C’est tout le sens de l’initiative « Une Fille, Un Avenir », portée par Cécile Mvondo, Miss Douala Fiesta 2025, qui a choisi de transformer son titre en plateforme d’engagement en faveur de la jeunesse féminine. Étudiante en Banque et Finance, la jeune ambassadrice place au centre de son action des problématiques souvent vécues en silence par les adolescentes.
Quand la santé féminine devient une question de réussite scolaire
Au Lycée d’Oyack, première étape de cette tournée, les échanges ont notamment porté sur l’hygiène menstruelle, la santé intime et la persévérance scolaire. Des sujets qui, au-delà de leur dimension sanitaire, touchent directement à la scolarité et au bien-être des jeunes filles.
L’objectif est de favoriser une parole plus libre et une meilleure compréhension de ces réalités, afin que les adolescentes puissent vivre leur parcours scolaire avec davantage de sérénité.
La distribution de kits d’hygiène et de fournitures scolaires est venue donner une traduction concrète aux messages de sensibilisation. Derrière chaque kit, l’ambition affichée est de contribuer, même modestement, à réduire certaines contraintes du quotidien scolaire.


La réponse municipale passe aussi par les conditions d’apprentissage
L’accompagnement de la Communauté Urbaine de Douala s’est également matérialisé par un geste en faveur des infrastructures scolaires. Le Maire de la Ville, Dr Roger Mbassa Ndine, a ainsi apporté 40 tables-bancs au Lycée d’Oyack.
Cette contribution vient rappeler qu’au-delà des campagnes de sensibilisation,l’épanouissement des élèves passe aussi par leur environnement d’apprentissage. Un cadre scolaire adapté constitue en effet l’un des éléments qui permettent aux jeunes de travailler dans de meilleures conditions.
De l’école à la communauté
Après Oyack, la tournée « Une Fille, Un Avenir » s’est poursuivie dans d’autres établissements de Douala, jusqu’à Mabanda, dans l’arrondissement de Bonabéri. D’une étape à l’autre, le même fil conducteur : écouter, sensibiliser, accompagner et donner aux jeunes filles des repères pour leur permettre de mieux envisager leur avenir.
L’initiative porte ainsi un message qui dépasse le cadre d’un projet porté par une reine de beauté. Elle pose la question de la place accordée à la jeune fille dans la construction de la cité.
Car investir dans une adolescente, ce n’est pas seulement l’aider à franchir une étape de sa scolarité. C’est aussi renforcer sa confiance, préserver sa dignité et lui permettre de devenir, demain, une femme capable de participer pleinement à la vie de sa communauté.
À Douala, « Une Fille, Un Avenir » entend ainsi faire de l’éducation et de l’autonomisation féminine non pas de simples slogans, mais des réalités qui commencent, concrètement, sur les bancs de l’école.
Vichal DIKOBO S
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