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SANTÉ MENTALE DES ÉLÈVES : À DOUALA, LE LIONS CLUB VEUT PRÉVENIR PLUTÔT QUE GUÉRIR

il y a 2 minutes
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Face aux risques liés à la consommation de drogues et aux comportements suicidaires en milieu scolaire, le Lions Club District 403 B1, en partenariat avec Okwa et Special Olympics Cameroon, appelle à une mobilisation collective autour de la prévention, de l’écoute et de l’accompagnement des jeunes.

Et si la meilleure réponse aux difficultés des élèves consistait à agir avant que la crise ne survienne ? C’est autour de cette question que s’est articulé le colloque organisé ce jeudi 10 septembre 2026 à Douala par le Lions Club District 403 B1, en partenariat avec Okwa et Special Olympics Cameroon. Une rencontre qui entend replacer la santé mentale des jeunes au cœur des priorités éducatives et sociales.

Dans un contexte marqué par les inquiétudes liées à la consommation de stupéfiants et aux comportements suicidaires en milieu scolaire, les organisateurs ont choisi de privilégier le dialogue, l’information et la sensibilisation. L’objectif : permettre aux différents acteurs de mieux comprendre les fragilités des élèves et de renforcer les mécanismes d’accompagnement.


L’ÉCOUTE, PREMIÈRE LIGNE DE PRÉVENTION


Pour les initiateurs du colloque, la prévention ne saurait se limiter à une intervention lorsque la situation devient critique. Elle doit s’inscrire dans une démarche quotidienne, fondée sur l’écoute, la confiance et la capacité à repérer les signes de détresse.

Parents, enseignants, personnels de santé, acteurs sociaux et institutions publiques sont ainsi appelés à jouer un rôle déterminant dans la protection des jeunes. Il s’agit notamment de favoriser un environnement scolaire où les élèves peuvent exprimer leurs difficultés sans crainte de jugement, tout en bénéficiant d’une orientation adaptée.

La santé mentale, qui ne se confond pas avec les maladies mentales, constitue à ce titre un enjeu qui dépasse la seule prise en charge médicale. Elle concerne également les conditions d’apprentissage, les relations sociales, le bien-être et l’épanouissement des élèves.


DES EXPERTS AU SERVICE D’UNE MOBILISATION COLLECTIVE


La rencontre a enregistré la participation du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, Mounouna Foutsou, du Gouverneur de la Région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le Député Albert Dooh Collins, ainsi que de nombreux professionnels de santé et de l’éducation.

Les échanges ont porté sur la prévention de la consommation de drogues, les problématiques de santé mentale chez les jeunes et les comportements suicidaires susceptibles d’y être associés. Plusieurs spécialistes ont contribué à enrichir les réflexions, parmi lesquels Félix Mbebi, infirmier addictologue et spécialiste en santé mentale ; Amélie Mbah, psychologue clinicienne, psychopathologue et psychothérapeute EMDR ; le Pr Félicien Ntone, psychiatre et président du Conseil d’Administration de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala ; le Dr Christian Eyoum, médecin psychiatre et fondateur du centre La Maison du « Psy » ; le Dr Jean-Marie Tuete, urgentiste clinicien ; et Olivier Priso Lobe, maire de Njombé-Penja et Family Member on Board de Special Olympics Cameroon.


LE SPORT, UN LEVIER DE BIEN-ÊTRE


Au-delà des problématiques liées aux addictions et aux comportements suicidaires, le colloque a également mis en lumière l’importance du sport dans le bien-être mental des jeunes. Par son rôle dans la confiance en soi, la socialisation et l’épanouissement, l’activité sportive peut contribuer à renforcer les facteurs de protection des élèves.

Cette approche rejoint la volonté des organisateurs de mobiliser l’ensemble des acteurs intervenant dans la vie scolaire et sociale des jeunes. Familles, établissements d’enseignement, professionnels de santé, associations, acteurs sportifs et pouvoirs publics sont invités à réfléchir ensemble à des solutions concrètes.


DE LA RÉACTION À L’ANTICIPATION


L’ambition affichée par le Lions Club District 403 B1 et ses partenaires est claire : faire de la prévention une véritable culture partagée. Cela passe par la détection précoce des situations de fragilité, le renforcement des capacités d’écoute des adultes et l’amélioration des mécanismes d’orientation et d’accompagnement.

La lutte contre la consommation de drogues en milieu scolaire demeure, dans cette perspective, un défi majeur. Les risques sanitaires, psychologiques et sociaux associés à ces substances appellent une sensibilisation adaptée à l’âge des élèves, ainsi qu’une implication constante des familles et de la communauté éducative.

À Douala, ce colloque aura donc servi de cadre à une réflexion essentielle : protéger les jeunes ne consiste pas uniquement à répondre aux situations de crise, mais aussi à créer les conditions qui permettent de les prévenir. Une responsabilité collective dont l’école, la famille et les institutions sont appelées à devenir les principaux acteurs.





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Souces : LPA

 
 
 

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