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Jean Michel DISSAKE, un des rares derniers rampards de l'art.


Jean Michel DISSAKE, Artiste plasticien camerounais.

"Son art semble triste parce que muet. Mais en réalité, il a une expression visuelle et artistisque pittoresque. Reflet sans doute de l'âme de l'artiste. Ce mois de Janvier 2024, précisément le vendredi 12, l’artiste plasticien Jean Michel DISSAKE était la vedette de la galerie Bolo via son exposition placée sous le thème de « Mulatako » une autre expression en langue Ngal'a Duala (Douala) qui renvoie au vivre ensemble."


L'assemblage de bois, d'aluminium, de plastique, de cuivre, de verre etc., est le fort du père de la picto-sculpture une dorénavant discipline dans l'art plastique. Lui même né de et dans l'art d'un père architecte, le 19 juillet 1983 à Yaoundé, Jean Michel Dissake est originaire de la région du Littoral au Cameroun. il développe depuis son enfance un regard éveillé sur son environnement et prend plaisir très tôt à reproduire objets, décors, visages, ses observations de la nature.



Il dit le très souvent à qui veut l'entendre, qu'il est attiré par la nature et dit entrer souvent en communion avec celle-ci. Il trouve en elle une source d’inspiration formelle et exprime sa sensibilité à travers la représentation des œuvres bidimensionnelles abstraites dont les formes sont similaires à celle des plantes, des masques et des micros organismes. Son œuvre actuelle utilise des matériaux de récupération, des lianes et de la peinture et a recours plusieurs modalités techniques qui inscrivent ses œuvres dans une démarche de développement durable.




Toujours un cahier et un crayon à la main, sans chercher véritablement à améliorer son coup de crayon, il dessine, reproduit, inlassablement chaque détail intéressant sur lequel son oeil vient se poser.Curieux et créatif, il aime s'adonner à des expériences un peu folles ; vieux papiers journaux et créatif, argile, terre, tôle, métal, lianes, écorces, tout est pour lui objet de transformation ou de récupération. Petit-fils d'un grand chef traditionnel, il se voit enseigner rites et traditions ancestrales qui, curieusement, le poussent à vouloir mieux comprendre le monde contemporain dans lequel il est inscrit.



Artiste inné, pour lui ; il ne suffit pas de savoir quelles sont ses origines pour trouver sa place dans nos sociétés modernes.Les thèmes principaux explorés dans ses oeuvres puisent leur source de cette dualité présente en chacun. Elle ne doit pas être ressentie comme une réalité avec laquelle il est parfois difficile de composer. Il ne s'agit pas de choisir de se reconnaître uniquement au sien d'un clan d'individus qui nous sont semblables. Mais plutôt d'accepter de faire partie d'une nouvelle race de l'évolution ; celle issue de ce que le monde a de meilleur à offrir aujourd'hui... Qui transcende le monde du visible, les frontières et les préjugés, pour faire appel au coeur des hommes, à leur valeur intrinsèque.




Ses expotions pour la plupart dépasse un simple art. De 2018 à 2022, il expose faisant référence à la problématique de la crise Anglophone au Cameroun. Miango était le nom de baptême de son exposition. Comme pour dires les nouvelles ou l’actualité en langue Douala. Cette œuvre est une forme d’installation à deux parties. La première partie est cette picto-sculpture qui parle d’un peuple qui a été divisé par deux langues que sont le Français et l’Anglais. Une division qui selon l'artiste est au centre d’une grande crise qui trouble les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest pays depuis 2016. L’artiste essaye de rappeler au peuple camerounais les liens profonds qui les unissaient dans le passé, le présent et le futur.



Ce lien est tellement fort qu’il transcende les questions linguistiques pour et se situe au-devant de l’actualité du monde.  Cela concerne l’écologie, le capitalisme, la Covid-19, la guerre entre la Russie et l’Ukraine dans laquelle tout le monde est impliqué, ce qui nous oblige à se recentrer sur l’humanité. Il s’agit de retrouver l’amour, de soigner ces différents maux et renouer avec l’appareil divin qu’est la nature. Une fois réalisé, l’humanité pourra laisser une trace positive et porteuse d’espoir pour les générations futures. C’est cette trace produite par l’ombre de l’œuvre sur le mur et c’est elle qui fait office de mémoire collective présente.


 

Il compte aujourd’hui de nombreuses expositions au niveau national et international. En 2022, il a présenté son travail dans une exposition collective au Musée National. En 2019, il a exposé à l’Institut Français du Cameroun à Yaoundé et à doual’art. Par ailleurs, Dissake est retenu pour de nombreuses résidences au Cameroun comme à l’étranger.



MBAP'A NTON'A NYAMSI NDIEH MBAPPE

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