top of page

Douala mise sur ses jeunes pousses pour devenir la capitale de l’innovation en Afrique centrale.


Longtemps considérée comme le cœur économique du Cameroun grâce à son dynamisme commercial et industriel, Douala entend désormais conquérir un nouveau territoire : celui de l’innovation entrepreneuriale. À travers le lancement d’un Incubateur urbain, officialisé le 21 juin lors d’un dialogue économique réunissant pouvoirs publics et secteur privé, la métropole affiche une ambition assumée : faire émerger une nouvelle génération d’entreprises capables de répondre aux défis urbains tout en créant richesses et emplois.


Derrière cette initiative portée par la Communauté urbaine de Douala et le Cercle des Jeunes Dirigeants, se dessine une stratégie plus large de transformation économique de la ville. L’objectif n’est pas seulement d’accompagner quelques porteurs de projets prometteurs, mais bien de bâtir un écosystème complet où les idées innovantes pourront trouver les ressources nécessaires pour devenir des entreprises viables et pérennes.


Pour le maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, la question de l’entrepreneuriat constitue désormais un enjeu majeur de développement local. Dans une cité confrontée à des problématiques récurrentes de mobilité, de gestion des déchets, d’accès à l’énergie ou encore de pression démographique, les solutions peuvent aussi venir des jeunes eux-mêmes.

« Nous devons créer des entreprises afin qu’elles produisent de la valeur et qu’elles génèrent des emplois », a insisté le magistrat municipal, convaincu que la compétitivité future de Douala dépendra de sa capacité à faire émerger des entreprises solides, innovantes et durables.

L’incubateur urbain se présente ainsi comme une porte d’entrée vers l’entrepreneuriat structuré. Il ambitionne d’orienter les jeunes et les femmes vers les dispositifs d’accompagnement existants, de faciliter la maturation des projets et d’améliorer leur accès aux financements.

Pour atteindre ces objectifs, trois instruments complémentaires ont été annoncés. Le premier est un guide annuel de l’entrepreneur, disponible en version physique et numérique, destiné à centraliser toutes les informations utiles aux créateurs d’entreprises. Le second consiste en la future Maison de l’entrepreneur, espace d’accueil, de formation et d’accompagnement personnalisé. Enfin, un réseau de Business Angels composé de chefs d’entreprises expérimentés apportera conseils stratégiques, mentorat et appuis financiers aux startups les plus prometteuses.


Pour Mme Rosine Ekambi Soppo, présidente du Cercle des Jeunes Dirigeants, l’enjeu principal réside dans la fédération des acteurs économiques autour d’une même ambition. « Ce n’est pas l’ambition qui manque chez les jeunes, c’est l’accompagnement », souligne-t-elle.

Au-delà de l’appui aux entrepreneurs, la municipalité voit dans cet incubateur un puissant levier d’attractivité territoriale. Pour Samuel Solle Jangwa, chef de Division des Affaires économiques, de l’Attractivité territoriale et de la Coopération, cet outil doit contribuer à renforcer le rayonnement de Douala comme destination privilégiée des investisseurs et des startups innovantes en Afrique centrale.


La présence de dirigeants d’entreprises, d’institutions financières ainsi que du consul général de France au Cameroun, Jean-Marc Ledot, témoigne d’ailleurs de l’intérêt suscité par cette nouvelle dynamique. Plusieurs acteurs privés ont appelé à passer rapidement des intentions aux réalisations concrètes, notamment dans les domaines des infrastructures et des énergies renouvelables.


Avec cet incubateur urbain, Douala fait donc le pari que son principal gisement de croissance se trouve peut-être déjà sur son territoire : une jeunesse inventive, en quête d’opportunités, désormais appelée à devenir un acteur majeur de la transformation économique et sociale de la capitale économique camerounaise.






VICHAL DIKOBO S

699233518/670376078

 
 
 

Commentaires


bottom of page