CULTURE & TRADITIONS Festival ESSIMA 2026 : le Canton Bakoko Moungo célèbre son “réveil” et amorce “l’éveil”
- Vichal Dikobo
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Le rideau est tombé sur la 5e édition du Festival ESSIMA, laissant derrière lui une empreinte vibrante de fierté, d’unité et de renaissance culturelle. Pendant une semaine, les villages du Canton Bakoko Moungo ont vécu au rythme des traditions, dans une atmosphère haute en couleurs, mêlant transmission, compétition et célébration identitaire.
L’apothéose de cette édition 2026 s’est tenue le dimanche 12 avril à Yabona, sous le règne de Sa Majesté Dibotto Maurice, chef du village hôte, en présence de Sa Majesté Clotaire Njoh Mbangue, représentant du Chef Supérieur du Canton Bakoko Moungo. Un cadre solennel et festif à la fois, qui a donné tout son sens au thème choisi cette année : « Encore le réveil ».
Du réveil à l’éveil : une dynamique collective
Plus qu’un simple slogan, ce thème s’est imposé comme un véritable appel à la conscience collective. Après le réveil des consciences culturelles amorcé lors des précédentes éditions, le festival invite désormais à passer à l’éveil, symbole d’une prise en main active du destin culturel des communautés Bakoko.
Ce message fort, selon la tradition, a même été relayé par les ancêtres, à travers une symbolique puisée dans les profondeurs des eaux, renforçant ainsi le lien spirituel entre les vivants et leur héritage.

Une semaine d’activités pour célébrer l’identité Bakoko
Le Festival ESSIMA 2026 s’est distingué par la richesse et la diversité de ses activités. Parmi les moments forts, la marche sportive écologique, qui a sillonné plusieurs villages du canton, traduisant l’engagement communautaire pour la préservation de l’environnement.
Les soirées culturelles tenue à yamikoki, quant à elles, ont offert des spectacles authentiques, dominés par les intermèdes de la danse ESSIMA, véritables instants de communion où rythmes, chants et chorégraphies traditionnelles ont captivé les publics venus nombreux.


Compétitions traditionnelles : Yangonang en démonstration
Sur le plan sportif et ludique, la compétition a été intense et riche en émotions :
Tournoi de football : Yangonang s’impose brillamment en finale face à Yandoungou (4-0), décrochant le titre de champion ESSIMA 2026.
Tir à la corde : Yangonang confirme sa suprématie en venant à bout de Maka dans une finale très disputée.
Lutte traditionnelle : le village de Yangonang triomphe encore face à Yamikoki.
Course de pirogues : grande surprise avec la victoire éclatante du village Bongo, qui, pour sa première participation, surclasse ses adversaires et s’adjuge le trophée.
La jeunesse au cœur de la transmission
Cette édition a également mis un accent particulier sur la promotion des initiatives culturelles portées par les jeunes. L’exemple de Grâce Mouen, engagée dans l’enseignement de la langue Bakoko à travers son école, a été salué comme un modèle d’engagement pour la sauvegarde du patrimoine immatériel.


Reconnaissance et gratitude : l’esprit ESSIMA
Moment empreint d’émotion, la remise des parchemins de participation est venue honorer les artisans de la réussite du festival. Organisateurs, participants et acteurs culturels ont été célébrés pour leur implication.
Parmi eux, Robert Sandje Loko, Responsable de l’Organisation (RO), n’a pas caché sa fierté :
« C’est avec une grande émotion que j’ai reçu ce Diplôme de Participation en tant que Meilleur Organisateur lors de la 5e édition du Festival ESSIMA. Je tiens à remercier le Canton Bakoko du Moungo ainsi que Leurs Majestés Dibotto Maurice et Ekanga Njoh pour cette marque de confiance. Ce prix appartient à toute l’équipe qui œuvre sans relâche pour la promotion de notre culture. Ensemble, continuons à faire rayonner nos valeurs ! »
Une célébration de l’unité et de l’amour du terroir
Au-delà des festivités, ESSIMA 2026 aura surtout été une démonstration éloquente de l’attachement des fils et filles du Canton Bakoko Moungo à leurs racines. Entre solidarité, transmission et valorisation du patrimoine, le festival s’impose désormais comme un pilier incontournable de la renaissance culturelle locale.
Du "Encore le Réveil" à "l’éveil", le message est clair : la culture Bakoko est debout, vivante et résolument tournée vers l’avenir.
VICHAL DIKOBO S
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