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Pénurie d’eau à Douala : quand les travaux de la SONATREL virent au cauchemar urbain

La galère de l’eau potable refait surface avec acuité à Douala. Depuis plusieurs jours, une grande partie de la capitale économique est confrontée à de sévères perturbations, voire à une interruption totale de la distribution d’eau. À l’origine de cette situation : des travaux d’envergure engagés sur le réseau électrique par la Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL), qui ont entraîné l’arrêt de la station de production d’eau potable de Yato.


Dans les quartiers de Bonabéri, Bépanda, Deido, Cité SIC, New Bell, Akwa, Bonaloka, Ndogpassi, Bali, Youpwé, Bonapriso ou encore Mboppi, le quotidien des habitants s’est brutalement dégradé. Robinets à sec, longues files d’attente autour des rares points d’approvisionnement, flambée des prix de l’eau vendue à la sauvette… la situation devient de plus en plus intenable.


Si la Cameroon Water Utilities (CAMWATER) évoque une contrainte technique indépendante de sa volonté, les regards accusateurs se tournent vers la SONATREL, dont les travaux sont à l’origine de la coupure électrique ayant paralysé l’usine de Yato. Pour de nombreux usagers, le manque d’anticipation et de communication autour de ces travaux est inacceptable.


« On ne peut pas comprendre qu’en 2026, des travaux planifiés plongent toute une ville dans une telle détresse sans mesures préventives suffisantes », fulmine un habitant de Deido. Comme lui, ils sont nombreux à dénoncer une gestion approximative des infrastructures essentielles, où l’absence de coordination entre les acteurs publics pénalise directement les populations.


Sur le terrain, les solutions d’urgence peinent à combler le déficit. Les camions-citernes annoncés par la CAMWATER restent insuffisants face à l’ampleur des besoins, laissant des milliers de ménages livrés à eux-mêmes.


Au-delà de cette crise conjoncturelle, c’est la question plus large de la fiabilité des services de base qui est posée. Eau et électricité, deux ressources vitales, semblent encore trop dépendantes de systèmes fragiles, incapables d’absorber les chocs liés à des travaux pourtant programmés.


Face à cette énième perturbation, le ras-le-bol est palpable. Les populations, déjà éprouvées par des difficultés économiques persistantes, exigent désormais des réponses concrètes, mais surtout des solutions durables pour mettre fin à ce cycle répétitif de pénuries.


En attendant la fin des travaux et un hypothétique retour à la normale, Douala s’organise tant bien que mal… avec, en toile de fond, une colère qui ne cesse de monter.




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