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CAN-2022 : Karl Toko-Ekambi, l'autre buteur du Cameroun



L'attaquant lyonnais Karl Toko-Ekambi a joué un rôle décisif dans le parcours du Cameroun à la CAN-2022, qui aborde le dernier carré dans le rôle de favori à domicile. Sa vitesse, son intelligence de jeu et ses qualités de buteur l’ont révélé comme pièce maîtresse de Lions indomptables. Portrait.


Le Cameroun, pays hôte de la Coupe d'Afrique des nations, se retrouve en toute logique dans le dernier carré de la compétition, et affrontera l'Égypte, jeudi 3 février, pour une place en finale. Après un parcours honorable mais guère semé d'embûches, face aux Comores en 8es (2-1) et à la Gambie en quarts (2-0), le Cameroun assume désormais son rôle de favori.


Il le doit en grande partie à son buteur vedette, Vincent Aboubakar, auteur de six buts en cinq matches, mais aussi à son autre attaquant, Karl Toko-Ekambi, plus discret mais presque aussi efficace (cinq buts en cinq matches), peut-être aussi parce qu'il se fait davantage oublier des défenseurs adverses.


L'ouverture du score contre les Comores en huitièmes de finale, alors que le Cameroun butait contre le Petit Poucet de la CAN, privé de gardien de métier, en est une parfaite illustration : Aboubakar, dans la surface, offre un caviar à Karl Toko-Ekambi, qui n'a plus qu'à ajuster le gardien.


Auteur d'un doublé contre l'Éthiopie en phase de groupes – une tête puissante puis un raid solitaire dans la surface – l'attaquant lyonnais a récidivé en quart de finale contre la Gambie, débloquant un match complètement verrouillé (2-0).


"Toutes les qualités d'un attaquant moderne"


Né en 1992 à Paris et formé au Paris FC, il songe un moment à arrêter sa carrière à cause d'une blessure au genou, avant de revenir et d'éclore avec son club formateur, chez qui il fera ses débuts en pro en 2010-2011, en National (3e division française).


Après deux bonnes saisons à Sochaux (Ligue 2), il signe à Angers (Ligue 1) en 2016 et se fait connaître au haut niveau. Auteur de 17 buts en 37 matches pour sa deuxième saison dans l'élite, il devient en 2018 le premier Camerounais à recevoir le prix Marc Vivien-Foé du meilleur joueur africain de Ligue 1 décerné par RFI et France 24, devant Wahbi Khazri et Bertrand Traoré.


Il part alors en Espagne, à Villareal, où en 18 mois il réalise 24 buts et dix passes décisives en 62 matches. Puis c'est le retour en France, à Lyon, en 2019, où il occupe auprès de l'attaquant vedette de l'époque Memphis Depay le même rôle de soutien qu'auprès d'Aboubakar en sélection. "Toko Ekambi a toutes les qualités d'un attaquant moderne, explique à l'AFP son entraîneur d'alors, Rudi Garcia, et c'est quelque chose de très recherché : à la fois les appels en profondeur verticaux dans le dos de la défense et la qualité de dribble dans les un contre un".



Rééditer l'exploit de 2017


Des qualités qu'il met au profit de la sélection camerounaise depuis le début de cette CAN, où, quand Aboubakar ne marque pas, il endosse le rôle d'homme providentiel : "Quand tu n'as pas les solutions collectives, un joueur comme lui peut marquer", poursuit Rudi Garcia. Ce que confirmait aussi son sélectionneur Toni Conceiçao, avant la CAN, auprès de l'AFP : "C'est un joueur très intelligent. Il me fait penser à un chasseur toujours aux aguets. Parfois, il passe inaperçu pendant le match et, d'un moment à l'autre, il tue la rencontre."


Déjà vainqueur de la CAN en 2017, Karl Toko-Ekambi rêve de rééditer l'exploit et pour cela, il faudra battre l'Égypte en demi-finale jeudi, dans un remake de la finale 2017.

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