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Participation politique des femmes : Douala renforce le plaidoyer pour une gouvernance plus inclusive

La promotion du leadership féminin et l’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de décision étaient au cœur des échanges du « Café Politique » organisé le 12 juin 2026 à Douala. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique nationale de consolidation de la gouvernance participative et de l’égalité des chances.


La salle des fêtes d’Akwa, dans l’arrondissement de Douala 1er, a accueilli le vendredi 12 juin 2026, une importante rencontre de réflexion consacrée à la place des femmes dans la vie politique. Réunissant responsables politiques, élues, aspirantes à des fonctions électives et acteurs de la société civile, le « Café Politique » a constitué un espace d’échanges et de concertation sur les mécanismes susceptibles de renforcer la participation féminine aux processus de décision.


Placée sous le thème « Plus de femmes sur les listes électorales », cette rencontre a permis de mettre en lumière les défis qui continuent de limiter l’accès des femmes aux responsabilités politiques, tout en explorant des pistes d’actions concrètes pour une représentation plus équilibrée au sein des institutions.


Représentant le maire de la ville de Douala, le Dr Jérémie SOLLE, premier adjoint au maire, a souligné l’importance de promouvoir une participation plus active des femmes dans la gestion des affaires publiques. Dans son intervention, il a rappelé que le développement harmonieux des collectivités territoriales repose sur la mobilisation de toutes les compétences, sans distinction de genre.


Selon lui, la construction d’une société moderne et performante exige une meilleure valorisation du potentiel féminin, notamment dans les sphères de gouvernance et de prise de décision. Il a également salué la diversité des participantes, venues de différents horizons politiques, preuve de la volonté commune d’œuvrer pour une démocratie plus représentative.


Au cours des travaux, les intervenantes ont relevé que malgré les progrès enregistrés ces dernières années, les femmes demeurent encore insuffisamment représentées dans les assemblées élues et les structures de gouvernance. Cette situation, ont-elles estimé, contraste avec leur contribution significative au développement économique et social du pays.

Pour Danielle Nelly Angouand, présidente de l’Association des Clubs des Élues et des Aspirantes du 237, plusieurs facteurs continuent de freiner l’engagement politique féminin. Parmi eux figurent les pesanteurs socioculturelles, la stigmatisation, les difficultés d’accès aux ressources financières ainsi que le manque d’accompagnement des femmes souhaitant embrasser une carrière politique.


Face à ces défis, les participantes ont plaidé pour un renforcement des programmes de formation, de mentorat et d’autonomisation économique, considérés comme des leviers essentiels pour favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de femmes leaders capables de porter les aspirations de leurs communautés.

Les différents panels ont également insisté sur la nécessité d’une plus grande solidarité entre femmes engagées dans la vie publique, ainsi que sur le rôle stratégique que peuvent jouer les élues et parlementaires dans la promotion de réformes favorables à une meilleure représentativité féminine.


La rencontre a enregistré la participation de plusieurs responsables politiques et personnalités publiques, témoignant de l’intérêt croissant accordé à la question de l’inclusion politique et de la parité dans la gouvernance.

À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à l’émergence d’un environnement institutionnel plus favorable à la participation des femmes aux processus électoraux et aux fonctions de responsabilité. Une démarche qui rejoint les objectifs de développement démocratique et de cohésion sociale, en faisant de l’inclusion un levier majeur de modernisation de la vie publique au Cameroun.


Au-delà des revendications en faveur d’une meilleure représentativité, le « Café Politique » aura surtout permis de rappeler qu’une démocratie forte se construit avec la pleine participation de toutes ses composantes. En ouvrant davantage les portes de la décision publique aux femmes, c’est la qualité même de la gouvernance qui se trouve renforcée, au bénéfice du développement durable et de l’intérêt général.




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