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LES NDONGA SONT-ILS, LES NSO'O (Bakoko) OU LES BÉNÉ (Bassa)?

Logo type du canton Ndonga.

"La question de la filiation à une composante sociologique X et/ou Y dans les différentes versions de l'histoire des migrations des peuples restent un véritable labyrinthe. Comme plusieurs peuples du Cameroun et d'Afrique, les Ndonga seraient dans un cas chauve souris, ni animal, ni oiseau. Mais est ce vraiment le cas ? Dans le cadre de nos recherches basées sur la logique anthropologique qui aboutiront au document "SUR LES TRACES de NOTRE HISTOIRE" nous vous proposons ce morceau choisi qui reste en plein approfondissement."


NDONGA YIEM, BAKA’A LA ! Cette expression est culte pour tout ressortissant Ndonga habité par la fierté de l’être. Mais qui sont les NDONGA ? Les NDONGA sont un peuple BANTU. Ils sont de la composante sociologique SAWA BANTU. Leur histoire, comme la plupart des histoires des peuples du monde, remonte à l’époque de la grande plaine de CHINIAR, au grand royaume de la plaine du CONGO, dont le départ plus cité, est à partir de la basse ÉGYPTE, l'actuel SOUDAN. Les NDONGA sont dans l’expédition de la migration des fils de prêtres : des NSÕ’O (Bakoko), des BÉNÉ (Bassa), des NTI (Ba Nti), des BÕNÕ et des SANAGA tous partis à la conquête des nouvelles terres.


Le King Ndonga Maurice François DIWOUTA.

Arrivés au royaume du KANEN BORNU, ces peuples seront assaillis par un autre peuple qui voulut leur imposer l’Islam comme religion. Par une farouche résistance et une fuite, les peuples cités ci haut vont tout se retrouver dans la grotte sacrée « Ngock lituba ». La légende dit que, les ancêtres en tête, dotés du pouvoir de prêtrise ramené depuis la basse Égypte, voilèrent l’entrée de la grotte par d’épaisses toiles d’araignée qui dissuadèrent les assaillants. À la sortie de la grotte, deux versions d’histoire leur sont accolées. La première, résultant des recherches de Cosmè DIKOUMÈ et compagnie, qui est d’ailleurs la plus ventilée, les lie à NNANGA MBANG NGUÉ NNANGA dit « Mpo’o miguenda mi Li bet ben » comme étant les descendants de Mbambo fils de Mpo’o, donc les NSO’O (Bakoko). Cette version trouverait une explication dans la confusion lors de la migration. Car les peuples étaient tous mélangés.



La seconde version, moins connue mais qui semble évidente est celle de la fratrie « NGA’A » « NDOG NGA’A » (Ndonga) » avec les « MAN NGA’A » (Manga’a) faisant d’eux les BÉNÉ (Bassa). Leur appartenance de manière naturelle au MBOG (confrérie BÉNÉ ou Bassa) conférant au doyen ou patriarche le statut de MBOG MBOG et leur culte de MBANG (discrétion et respect de la parole) tendent à discréditer la première version. Des études approfondies dans ce sens sont actuellement menées pour une réinterprétation de leur l’histoire. Des dires des patriarches Papa MBENDE Jean, EONDO Emmanuel et de Sa Majesté DIBOUMBA Alphonse tous de regrettées mémoires, nous retenons que : les Ndonga quittant, la grotte sacrée de NGOK LITUBA, arrivent à l’actuel LOG NGASSE.




Poursuivants les fleuves, ils vont se retrouver dans un premier temps à SOY NJANGA (campement des crevettes) l’actuel Dizanguè. Par la suite à RIKOLA l’actuel DIKOLA. Avant de se disperser dans le territoire limité : au nord, au cours d’eau MONGO limitrophe avec les Yakalag de Mouanko ; au sud à la Dibamba limite avec Douala ; à l’est au niveau du confluent NJIBA NDONGA dans le fleuve MAM et à l’ouest au niveau des rails, limitrophe avec les LOG NGASSE. Ce territoire diminue de jour en jour suite à des conflits domaniaux. Aux premiers jours, le royaume Ndonga était constitué des Hameaux entre autres :



MBANDA avec les familles (Log Song, Log Ndjock Yig et Hèyep) sous le supervision de KELLÉ Kuntz ; SACK MBANDA avec les familles (Log Ndjock et Log Kûg) sous la supervision TOCK SANA et LOGHOT avec les familles (Log BIKWÈ et Ndog SAGA) sous la supervision de SONG MBA’A MÔ ; KOUNGUÈ avec les familles (Log Ndog, Log Mbo’o, Ndog Ndigui mayen ma pem, Ndog Ndigui Kanda’a et Ndog Tjack) ; SOMSE avec les familles (Log Ndog et Log Mboh) ; RIKOLA avec les familles (Ndog Banolka, Ndog Ndigui mayen ma pem, Log Mbo’o et Log Ndog) ; NDOGHEGDJONG avec les familles (Log Nson, Log Ko’ôh et Log Mapongo), MBAMBO avec les familles (Log BIKWÈ et Ndog Ndigui Kanda’a) et enfin NDOGBOM avec les familles (Log Mbangui, Log Poghy, Log Mpaï et Ndog Mpah).



À la naissance des villages, face aux déplacements multiples à la recherche des terres cultivables et des pêcheries, les Hameaux MBANDA, SACK MBANDA et LOGHOT vont constituer un groupement : NDOG KOBHO’O qui plus tard, deviendra le village MBANDA ; NDOGHEGDJONG, MBAMBO et NDOGBOM deviennent le village MBIMBÈ ; KOUNGUÈ et SOMSE deviennent le village KOUNGUÈ-SOMSE, DIKOLA ne change pas. Les villages : PITTI constitué des familles venant de MBIMBE, KOUNGUE et MBANDA ; MBONGO constitué des familles venant de MBIMBE, DIKOLA, KOUNGUE et MBANDA ainsi que LAC OSSA constitué des familles venant de KOUNGUE et SOMSE voient le jour.




Lorsque nous étudierions cette apanage des familles, nous arriverions à essayer de déceler les sept grandes familles racines du royaume Ndonga comptés par les ancêtres dans l'expression "Ndonga maten sa'smbog" traduction "Ndonga sept souches" qui seraient : NDOG KOBHOR, LOG MBO’O, LOG NDOG, NDOG TCHACK, NDOG DIGUI, LOG BIKWÈ et NDOG MBOM en attendant l’issue des études. Les Ndonga comme tous les Sawa Bantu sont constitué en « Mû ma bikoho’o ou masoho » (les pieds de foyers) et en « Mû » (les foyers) qui sont les fondements des « Maten » (les grandes familles racines) qui sont à l’origine des « Bilong » (les villages) qui de nos jours constituent le « kina » (le royaume) Ndonga. À ce jours, le royaume Ndonga reste « Maten sa’ambog » les sept grandes familles citées ci-haut et « Bilong sa’ambog » sept villages entre autres : PITTI, MBONGO, MBANDA, KOUNGUÈ SOMSÈ, KOUNGUÈ LAC OSSA, DIKOLA et MBIMBÈ.



Sources orales : Plusieurs entretiens avec les patriarches MBENDE Jean, EONDO Emmanuel (mon grand père), Sa Majesté DIBOUMBA Alphonse avant leur mort, les œuvres d’EKWÈ MADOCHÉE et PAPA NJOBASSA ESSIPO.


Relecture : MAHOP Louis & DIN Marcel.



MBAP'A NTON'A NYAMSI NDIEH MBAPPE

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