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le véritable compte rendu des BANEDI BA MINDI MA WURI

Contrairement à ce qui est rapporté par certains médias du pays, voici l'intégralité du compte rendu au sortir de la conférence de presse tenue par l'Association des Chefs Traditionnels des Villages Sawa du Wouri le 2 juillet 2024 à Douala

L’espérance d’une ère nouvelle

Comme il est de coutume chaque mois de juin, l’Association des Chefs Traditionnels Sawa du Wouri s’est réuni dans la chefferie de Bonamoukouri le 16 juin 2024 et a engagé un examen de la situation du département Wouri. Il ressort que :


I)                   S’agissant de l’amélioration du cadre et des conditions de vie


Les chefs traditionnels des villages Sawa du Wouri constatent et s’en réjouir, que la communauté urbaine de Douala a engagé depuis plusieurs mois, des travaux de reprofilage et d’entretien de route dans tous les arrondissements. Ils en félicitent le maire de la ville, et lui demandent de veiller particulièrement à la solidité et la durabilité du travail. Ils invitent les populations riveraines à respecter les trottoirs, à œuvrer à leur préservation, a s’abstenir d’obstruer les voies de circulation des eaux et a pas faire du feu sur la chaussée.

Saluant et encourageant l’opération ‘’ douala clean city’’ initié et piloté par le maire de la ville et grâce à laquelle les caniveaux sont curés, les chefs demandent aux entreprises en charge de l’enlèvement des ordures ménagères d’assurer le relai, afin que la ville ne devienne pas une poubelle.

Les chefs soutiennent par ailleurs le maire de la ville dans son intransigeance sur le respect de la règlementation des normes d’urbanisme.

La sortie ouest de la ville par Bonaberi étant de plus en plus engorgée en début en fin de la journée, les chefs traditionnels suggèrent de déclassifier l’ancienne route nationale 3, afin que la mairie de ville/ou la mairie de douala IV puisse en faire une voie de contournement.

Les chefs saluent les agents de la police municipale et de la police nationale, pour leur action salutaire de fluidité et de désengorgement de la circulation.

 

II)                S’agissant de l’approvisionnent en eau et électricité

Les chefs traditionnels des villages Sawa du Wouri déplorent le rationnement récurrent, injustifiable et fortement préjudiciable de l’électricité et de l’eau dans les ménages. L’effort appréciable déployé par la ville pour doter les rues de l’éclairage public et améliorer la sécurité, est annihilé par l’absence de l’énergie électrique plusieurs jours par semaine. Les incendies qui ravage des marchés et plongent les camerounais dans le désarroi, voir la ruine, partent souvent d’un retour brusque et non maitrisé de l’électricité. Il est périlleux dans ce contexte, d’abuser de la tolérance de la population.

Les chefs traditionnels invitent les opérateurs des secteurs d’eau et d’électricité, a être plus professionnels et plus soucieux du bien-être des camerounais, au risque d’avoir à en répondre à leur détriment. Ils interpellent de même la population, afin qu’elle arrête de procéder aux branchements sauvages et non conformes sur les réseaux d’eau et d’électricité.


III)             Sur la protection de la jeunesse contre la consommation des stupéfiants et le déracinement par les réseaux sociaux et les mœurs

Les chefs traditionnels constatent avec stupeur, que la jeunesse camerounaise scolarisée ou non, se laisse de plus en plus aller à la consommation des stupéfiants. Toute aussi regrettable et condamnable est la perversion véhiculée par certains réseaux et le déracinement de nos valeurs africaines à travers les mêmes canaux.

Il est impératif pour y répondre, d’occuper la jeunesse, de lui offrir des opportunités d’emploi, de lui faciliter l’intégration sociale. Pour cela, l’urgence doit être mise sur l’accélération du basculement de l’enseignement général encore majoritaire dans notre pays, vers un enseignement technique, pratique, professionnel, en meilleur adéquation avec la demande locale en ressources humaines. Il faut aménager a la jeunesse une égalité de chance et ne pas lui laisser l’impression de vivre dans un environnement ou seule l’élite politique, financière ou tribales est prise ne compte.

Les chefs réitèrent leur opposition farouche et leur condamnation non équivoque de l’homosexualité, tels que plusieurs fois exprimé. Ils demandent à l’État de demeurer ferme et de sanctionner durement ce comportement déviant.

Les chefs traditionnels sont favorables à un contrôle strict des réseaux sociaux, qui sont une source d’intoxication de la jeunesse. Ils préconisent leur restriction légale aux mineurs, comme cela se fait ailleurs.

IV)             Sur l’amélioration de l’environnement et la réduction des nuisances sonores

Le Wouri est eau et entouré d’eau, mais n’a aucune plage. Les chefs invitent la mairie de la ville et les mairies des arrondissements à travailler avec les villages qui ont un littoral, afin que la ville soit en harmonie avec le fleuve et que les abords ou rives des différentes cours d’eaux soient aménagés en plages ou promenades.

Les nuisances sonores sont un autre fléau qu’il faut combattre avec toute l’énergie. Elles proviennent des bars, des garages, des élevages divers, qui s’installent dans des espaces réservés aux habitations, sans que l’autorité souvent interpellée, n’intervienne avec force, la vigueurs et rigueur de la loi. Il faut conjuguer les efforts, chefferies, administration, population, pour mettre à ce désordre.


V)                Sur le récurent problème foncier dans le Wouri

Les chefs félicitent la communauté Sawa du terroir et de la diaspora, pour l’éveil constat et la vigilance permanente par rapport à la préservation du foncier Sawa. Il importe de rester mobiliser et de travailler à toutes les échelles, pour la restauration du droit des enfants du terroir sur  Dikolo et sur les autres sites encore objet de convoitise irrégulière et opportune.

Les chefs saluent les récents textes du ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières, qui visent à préserver l’assiette foncière de chaque communauté et de la mettre à labri des spéculateurs fonciers et des administrateurs véreux. Ils l’exhortent à aller plus loin, en diminuant les cas de DUP et en fixant une limite au-delà de laquelle, aucune personne physique ne peut à titre privé, avoir des terres en dehors de sa région d’origine.


VI)             Sur le climat social général

Les chefs partagent les inquiétudes et la colère heureusement encore maitrisée de la population, face à l’explosion du cout de certains services de l’état (délivrance de CNI…) et l’augmentation des impôts et prélèvements divers sur les revenus des citoyens. Ils espèrent que les sommes ainsi collectées, qui proviennent du dur labeur des populations, serviront la nation toute entière et non les intérêts égoïstes d’une minorité, comme cela a quelques fois été le cas, souvent en toute impunité.


VII)          Sur les échéances électorales à venir

Dans quelques mois, les camerounais seront aux urnes. Les chefs traditionnels des villages Sawa du  Wouri demandent à leurs enfants de sortir de leur torpeur et de leur crainte, de s’inscrire massivement sur les listes électorales avant la clôture le 31 aout 2024.  Que chacun ait l’instrument indispensable pour faire entendre sa voix.

Les chefs incitent de même leurs enfants à s’inscrire et à militer dans tous les partis politiques susceptibles de remporter des sièges et de gérer des exécutifs dans leurs terroirs respectifs. Il y’en aura au maximum trois par circonscription dans le sawaland. Ils invitent enfin les partis politiques à réserver à leurs enfants des places de choix lors des investitures, afin que le segment social Sawa soit pris en compte de manière conséquente sur son terroir.

Avec les élections, 2025 sera une année déterminante pour le Cameroun et le peuple sawa. L’aube annonciatrice d’une ère nouvelle. A nous les sawa, d’en cerner les contours, pour cesser d’être la dernière roue de carrosse.





VICHAL DIKOBO S.

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