LE MAIRE MBASSA NDINÈ A L’ECOUTE DES PRÉOCCUPATIONS DE LA JEUNESSE

De la mobilité estudiantine au financement des projets, en passant par l’employabilité et l’assainissement urbain, les jeunes ont exposé leurs principales préoccupations au maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, le lundi 26 octobre 2026, au Palais de la culture Sawa. Une rencontre à l’initiative du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), qui ouvre la voie à un partenariat dont les premiers résultats sont désormais attendus.
Comment faire de la jeunesse un véritable moteur de la transformation de Douala ? C’est l’une des questions majeures soulevées lors de la rencontre entre le maire de la ville et les jeunes de la capitale économique. Loin d’un simple exercice de courtoisie institutionnelle, les échanges du 26 octobre 2026 ont permis de mettre sur la table des préoccupations qui touchent directement aux conditions de vie, à l’autonomie économique et à la participation citoyenne des jeunes.
Au Palais de la culture Sawa, le dialogue a pris une dimension particulièrement concrète. Se déplacer pour étudier, accéder à un emploi, financer une initiative entrepreneuriale ou contribuer à la propreté de la ville : autant de défis auxquels la jeunesse doualaise souhaite voir apporter des réponses durables. Face au Dr Roger Mbassa Ndine, les représentants des jeunes ont exprimé leurs attentes, avec une exigence commune : transformer l’écoute en engagements opérationnels.
MOBILITÉ ESTUDIANTINE : LES PÉRIPHÉRIES AU CŒUR DU DÉBAT
Parmi les préoccupations soulevées, la mobilité estudiantine illustre les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes. Dans une métropole en pleine expansion, les déplacements entre les quartiers périphériques et les établissements universitaires représentent un enjeu majeur pour l’accès à l’éducation et la réussite académique.
Cédric étudiant en communication à l’Université de Douala, a notamment attiré l’attention sur la situation des étudiants résidant dans la partie nord de la ville, particulièrement à PK14 et au village Yassa.
Pour lui, une meilleure desserte de ces zones, avec le concours éventuel de la Société camerounaise de transport urbain (SOCATUR), pourrait contribuer à faciliter les déplacements des étudiants et à réduire les contraintes auxquelles ils sont confrontés.
« Après analyse des problèmes de circulation dans la ville, il s’avère que les étudiants de la moitié nord de la ville, notamment ceux de PK14 et du village Yassa, connaissent des difficultés assez importantes. Nous pensons que la mairie, avec le concours de la SOCATUR, peut apporter des solutions dans ce sens », a-t-il expliqué.
Cette interpellation pose la question de l’adaptation des services urbains à la croissance démographique de Douala. Elle rappelle également que l’amélioration du cadre de vie passe par des solutions de mobilité qui tiennent compte des besoins des étudiants et des populations vivant dans les zones périphériques.
EMPLOI ET FINANCEMENT : L'URGENCE DE PASSER AUX OPPORTUNITÉS
Au-delà des déplacements, l’accès à l’emploi demeure l’une des principales attentes exprimées par les jeunes. Dans un contexte où l’insertion professionnelle constitue un défi pour de nombreux diplômés et demandeurs d’emploi, la jeunesse souhaite bénéficier de mécanismes susceptibles de favoriser son autonomie économique.
L’enjeu ne se limite pas à la recherche d’un emploi salarié. Il concerne également l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales, l’accès au financement et la création d’un environnement favorable à l’émergence de projets portés par les jeunes.
Pour ces derniers, le dialogue avec l’exécutif communautaire représente une occasion de mieux faire connaître leurs difficultés et d’explorer des pistes de collaboration avec la municipalité. La mise en place d’un cadre de concertation permanent pourrait notamment favoriser l’identification des besoins prioritaires, l’orientation des porteurs de projets et le rapprochement entre les jeunes entrepreneurs et les dispositifs d’accompagnement existants.
À ces préoccupations s’ajoute la gestion des déchets, autre défi majeur de la métropole. La participation des jeunes aux initiatives de sensibilisation, de salubrité et de protection de l’environnement pourrait constituer un levier complémentaire pour améliorer le cadre de vie des populations.
Ces différentes attentes convergent vers une même ambition : faire de la jeunesse non seulement une bénéficiaire des politiques publiques, mais aussi une force de proposition et d’action au service du développement urbain.
MBASSA NDINÈ PRÔNE UN PARTENARIAT TOURNÉ VERS L'ACTION
Face aux préoccupations exprimées, le maire de la ville de Douala a affiché sa satisfaction devant la mobilisation des jeunes et leur volonté de participer à la construction de la métropole.
Pour le Dr Roger Mbassa Ndine, l'avenir de Douala ne peut se bâtir sans l'implication active de sa jeunesse. Il a ainsi présenté cette rencontre comme le point de départ d'une collaboration appelée à dépasser le stade des échanges.
« Le message est un message d’espoir. L’avenir de Douala se construit avec les jeunes de Douala, et l’affluence que vous avez vue ici aujourd’hui témoigne de l’engagement des jeunes à s’associer pour construire une métropole moderne. C’est ce partenariat d’avenir que nous avons commencé à construire avec les jeunes. Il faut maintenant passer des paroles aux actes », a déclaré le magistrat municipal.
Cette orientation traduit une volonté de renforcer les liens entre la municipalité et les organisations de jeunesse. Elle ouvre également la perspective d'une participation plus active des jeunes aux réflexions sur les politiques locales, notamment en matière de mobilité, d'assainissement, d'employabilité et de développement économique.
Toutefois, l'efficacité de cette démarche dépendra de sa traduction en actions mesurables. La définition des priorités, l'identification des acteurs concernés et la mise en place d'un mécanisme de suivi pourraient permettre de donner un contenu concret au partenariat annoncé.
LE CNJC ATTEND DES RÉSULTATS DANS LES MEILLEURS DÉLAIS
Pour Junior Ambassa Mbouma, président départemental du Conseil national de la jeunesse pour le Wouri, cette rencontre marque une étape importante dans le rapprochement entre le maire de la ville et les jeunes de Douala.
Il estime que la place de la jeunesse dans la dynamique urbaine justifie pleinement son association aux décisions et aux initiatives qui concernent son avenir.


« C’est la première rencontre. Le maire lui-même l’a reconnu : il a eu à rencontrer d’autres composantes de la ville de Douala, mais il n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer la jeunesse, alors qu’il reconnaît que celle-ci représente 65 % du poumon de la ville. Comment donc mettre cette jeunesse de côté ? », a-t-il relevé.
Le responsable départemental du CNJC insiste surtout sur la nécessité d'accélérer la mise en place d'un partenariat entre les deux parties. Pour lui, les questions de l'employabilité, du financement des projets et de la gestion des déchets doivent désormais faire l'objet d'un suivi permettant d'aboutir à des réponses concrètes.
Cette attente place la suite des échanges au centre des enjeux. Car si la rencontre a permis aux jeunes de présenter leurs difficultés et à l'exécutif communautaire de réaffirmer sa disponibilité, la prochaine étape consistera à définir les modalités pratiques de leur collaboration.
DE LA PAROLE AUX ACTES, UN DÉFI POUR LA MÉTROPOLE
La rencontre du 26 octobre 2026 met en évidence une réalité : les aspirations de la jeunesse sont étroitement liées aux grands défis de la transformation urbaine de Douala. L'amélioration de la mobilité, l'accès à l'emploi, le soutien à l'entrepreneuriat et la salubrité publique ne constituent pas des préoccupations isolées. Elles participent toutes à la construction d'une ville plus accessible, plus attractive et davantage tournée vers les besoins de ses habitants.
En ouvrant un espace de dialogue direct avec les jeunes, le Dr Roger Mbassa Ndine et le CNJC ont posé les bases d'une démarche participative dont la portée dépendra désormais de sa continuité.
Le véritable enjeu n'est donc plus seulement de se rencontrer, mais de construire ensemble des réponses adaptées aux réalités du terrain. Pour la jeunesse doualaise, l'espoir suscité par cette initiative devra se traduire par des perspectives tangibles. Pour la municipalité, l'enjeu est de transformer cette mobilisation en une dynamique durable de participation citoyenne et de développement local.
À Douala, le dialogue est engagé. Désormais, les jeunes attendent des actes à la hauteur de leurs préoccupations.
Vichal DIKOBO S
699233518/670376078



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