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INONDATIONS À DOUALA : Le danger ne vient plus seulement de la pluie, mais aussi de nos comportements

À chaque grande pluie, le même scénario tragique se répète dans la capitale économique camerounaise. Routes submergées, maisons envahies par les eaux, commerces détruits, familles sinistrées et parfois même des vies perdues. Les récentes pluies diluviennes qui frappent Douala n’ont malheureusement pas échappé à cette réalité dramatique.

Le bilan communiqué par la ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Madame Célestine Ketchâ Courtès, fait état d’un décès au lieu-dit « Sable » ainsi que d’importants dégâts matériels à Bonanjo et Kotto Happy. Une situation alarmante qui interpelle autant les pouvoirs publics que les populations elles-mêmes.


Car aujourd’hui, une vérité dérangeante s’impose : les inondations à Douala ne sont plus uniquement une conséquence des fortes pluies. Elles sont aussi le résultat direct de l’incivisme grandissant observé dans plusieurs quartiers de la ville.


Quand les caniveaux deviennent des dépotoirs


Partout dans la métropole, les caniveaux censés évacuer les eaux de pluie sont transformés en véritables poubelles à ciel ouvert. Bouteilles plastiques, sachets non biodégradables, restes ménagers, déchets de marchés et gravats y sont déversés quotidiennement sans le moindre scrupule.

Conséquence immédiate : les drains se bouchent, les eaux stagnent et débordent dès les premières averses. Les routes deviennent impraticables et les habitations situées dans les zones basses se retrouvent sous les eaux.

Pourtant, la Communauté Urbaine de Douala, sous la conduite du Docteur Roger Mbassa Ndinè, multiplie les opérations de curage des drains et d’assainissement urbain afin de limiter les dégâts. Mais malgré les moyens humains et financiers engagés, ces efforts restent fragilisés par les comportements irresponsables de certains citoyens.


Des milliards investis, mais sabotés par l’incivisme


Sous les Très Hautes Directives du Chef de l’État, d’importants projets de drainage ont pourtant vu le jour à Douala. Des kilomètres de drains modernes ont été construits, des stations de traitement mises en place et plusieurs projets structurants financés par des partenaires internationaux sont en cours pour renforcer la résilience de la ville face aux inondations.

Mais ces infrastructures, aussi coûteuses soient-elles, ne peuvent fonctionner efficacement si les populations continuent à obstruer les réseaux d’évacuation des eaux.

L’occupation anarchique des zones marécageuses, la destruction progressive de la mangrove et les constructions illégales sur les emprises des cours d’eau aggravent davantage les risques. Des rivières autrefois naturelles se retrouvent étouffées, réduites à de simples conduits incapables de contenir les fortes pluies.


L’heure de la fermeté et de la responsabilité collective


Face à l’urgence, les autorités envisagent désormais des mesures fortes : déguerpissement des zones inondables, libération des lits des rivières et assainissement systématique des espaces à risque.

Mais au-delà des sanctions, la véritable solution reste le changement de mentalité.

Chaque habitant de Douala doit comprendre qu’un simple sachet jeté dans un caniveau peut provoquer des dégâts immenses quelques heures plus tard. Derrière chaque inondation se cachent parfois des gestes banalisés qui mettent des vies en danger.

Les comités de quartiers, les commerçants, les associations citoyennes et les familles doivent désormais s’impliquer dans une dynamique permanente de salubrité et de protection de l’environnement urbain.


La lutte contre les inondations passe également par une meilleure gestion des ordures ménagères. Les populations sont appelées à collaborer pleinement avec Hysacam, société chargée du ramassage des déchets.

Les ordures doivent être déposées aux points de collecte aménagés et sorties uniquement aux heures prévues pour le ramassage.

Jeter les déchets dans les rigoles, les drains ou les rivières revient à préparer les prochaines catastrophes.


Messages de sensibilisation


Un caniveau propre, c’est une vie protégée.

Les drains ne sont pas des poubelles.

Stop aux sachets plastiques dans les rigoles.

Une bouteille jetée dans un caniveau peut détruire une maison demain.

Sortons nos ordures pour le passage de Hysacam.

Préserver les caniveaux, c’est protéger nos familles.

La lutte contre les inondations commence devant chaque maison.

Douala propre, Douala plus sûre.

Les pluies sont naturelles, les dégâts ne doivent plus l’être.

Chaque citoyen est responsable de la sécurité de son quartier.


Alors que les prévisions météorologiques annoncent encore de fortes précipitations dans les prochains mois, la vigilance doit être maximale. Les autorités appellent les populations à adopter des comportements responsables afin de limiter les risques.

Aujourd’hui plus que jamais, sauver Douala des inondations est une responsabilité collective. Car si les infrastructures peuvent canaliser les eaux, seul le civisme peut empêcher la catastrophe.


La Ville de Douala en première ligne contre les inondations.


Consciente de l’ampleur du phénomène, la Ville de Douala, sous l’impulsion du Maire de la Ville, le Docteur Roger MBASSA NDINE, multiplie les actions pour limiter les risques d’inondations dans les différents arrondissements.

Curage des drains, nettoyage des caniveaux, opérations d’assainissement, dégagement des points critiques, campagnes de proximité dans les quartiers : les équipes municipales restent mobilisées sur le terrain pour maintenir les réseaux d’évacuation des eaux en état de fonctionnement.

Mais les autorités municipales insistent sur un point essentiel : les infrastructures seules ne suffisent plus si les comportements ne changent pas.





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