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Hommage à titre posthume : la dernière note de Julius ESSOKA.


JULIUS ESSOKA

Julius ESSOKA est né à Douala en 1967. Artiste : chanteur (Baryton, Alto, que sais-je), pianiste, claviériste, arrangeur aux  chants mélange entre le ngosso et le sekele : chants originels de la côte camerounaise, l’elongi : chant à grande variante polyphonique ou chants d’adoration, le bolobo, bikutsi ou le ben skin : rythmes ternaires de la musique camerounaise et les musiques du monde. « MA MUSIQUE VIENT CHEZ TOI ! » avait-il l’habitude de dire. le petit Julius passe son enfance et son adolescence à Bonabéri, paisible quartier tranquille. À cette époque, tous les réveils se ressemblaient et était soumis à un rituel rythmé par un conditionnement artistique involontaire de son père ; un magnétophone à bandes et un tourne-disque allemands de marque Grundig, que son paternel jurait « du solide! ». Dès 4h45 commence en douceur la sélection, jusqu’aux environs de 7h30, lorsqu’il faut à son tour arrêter les appareils pour prendre le chemin de l’école.


Entre-temps, Julius au départ de son père, changeait le volume et la programmation. Toutes les nouveautés, les curiosités et les sélections pour les animations des fêtes et autres cérémonies étaient là. Et un microphone pour annoncer les titres de la sélection (l’ancêtre du DJ !!) ou pour enregistrer le dimanche, les récitations et chansons apprises à l’école par les enfants. Il avait baigné dans cette essence jusqu’à l’âge de 22 ans, lorsqu’il part du domicile familial. A ces moment, Julius ESSOKA fréquentait avec trois voisins de quartier, les frères Richard et Alex Ndoumbè ainsi Guy Toto, les répétitions du seul cabaret de la localité, à 200 mètres de chez lui ; le Venus Night Club, qui deviendra le Columbia Night Club. Là, répétaient les vedettes de l’heure qui fuyaient la déconcentration du centre de Douala; Pierre Didi Tchakounté et André Marie Tala sont ses premiers souvenirs. Le videur installait Julius et ses potes dans un coin de la salle.


À la fin de la répétition, ils rentraient reproduire le répertoire sur des instruments fabriqués de leurs mains avec, un percussionniste, un batteur, un guitariste, et lui  au chant. Il fallait surtout profiter de l’absence des parents car la musique était une affaire de voyous ! Quand le cabaret ferme, c’est un Nigérian qui  par un excellent réseau  ouvre à la place, une disquerie avec la particularité de diffuser les musiques américaine, européenne et camerounaise en alternance. Après l’écoute, il fallait que Julius & Co aille rejouer tout ça ! Et cela plus de quatre années de partage.


Julius ESSOKA
Julius ESSOKA, Artiste

En 1982, Julius retrouve un ami d’enfance devenu guitariste, Ndema System. Celui-ci le rassure sur son chant et à la place des cours de guitare, lui propose de monter un groupe qui jouerait autre chose que ce que diffusent les radios, et surtout leurs propres compositions. Julius invite alors son ami bassiste, Richard Bona et  le trio se retrouve chez lui tous les samedis pour répéter. L’aventure va durer près de 3 ans avec la même régularité et le même plaisir de jouer. En 1983, Fred Doumbe multi instrumentiste, est sur sa route pour une  autre collaboration, de laquelle viendront ses premiers enregistrements avec l’un des piliers du home studio au Cameroun. Commence alors, des aventures pour asseoir ma propre musique avec des groupes tels que le Ding Deng Dong Jazz Quartet, Azîk Bantou.


Julius ESSOKA rencontre le feu Tom Yom’s en 1992, pour le professionnalisme. La fibre affective est forte; d’ailleurs ils s’appelaient mutuellement « Ah Frèr’am » (mon frère). Une aventure qui se résume en accompagnement, enregistreùent et une promotion dans un magazine parisien, les deux émigrent en Europe dans les années 1994. L’artiste trace très vite sa voie avec des groupes d’Afro Pop (Mou Djeri, Melodic Vibration, The Fantastix), avant de monter avec un autre frère d’Occident (Xavier Mesa), un groupe de fusion des rythmes africains avec du hard rock, l’Ultra Freak an’ Mixture pour présenter le concept Afro Sauvage. Le plus important de ces années-là est constituée d’échanges et de rencontres. Novembre 98; le maxi single de 5 titres qui allie musique électronique, rock et musiques africaines ; Jokin’at home voit le jour ! Le concept est l’Afro Rock (The tangling beat of Africa _ Le balancement africain). De retour au Cameroun, Julius ESSOKA déjà Grand homme d’art redécouvre la richesse rythmique du pays et monte des projets musicaux, échange en studios, parraine des amis et autres artistes, le temps de mûrir Epassi n’Epassi. Julius ESSOKA est le père des titres tel que : Thank you my lord, eyayo, Dikom, Folish men, Na poi Featuring Leni Stern, Makaki, Yeh malleh Featuring Gini Sitson et Ebudu Featuring Tom Yom’s de purs régals musicaux.



Le génie s’est endormit ayant fait son temps. Ne le pleuront pas car il avait coutume de dire, je cite : « MA MUSIQUE VIENT CHEZ TOI ! » fin de citation, avait-il l’habitude de dire. Célébrons le juste car il avait également l’art d’écrire, je cite : « Un siècle de larmes ne coulera jamais les fondations de ma batisse. » fin de citation. Julius ESSOKA décédé le 26 Juin 2021, a été mis sous la terre de ses ancetres épongo’a mbedi, précisement à Bomono ba jedu le 10 Juillet 2021.


Beten Sie für die Seele von Julius ESSOKA Ruhe in Frieden.


L’artiste ne meurt jamais !

MBAP'A NTON'A NYAMSI NDIEH MBAPE

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