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GRAND MOULIN : LA VIGILANCE DES CHEFS SAWA FAIT ÉCHEC À UNE TENTATIVE DE DÉPOSSESSION DES PEUPLES AUTOCHTONES

Sous la conduite de Sa Majesté Gabriel Eteki Ebokolo, l’Association des Chefs Traditionnels du Wouri déjoue un projet controversé de création d’une chefferie imaginaire.


La sagesse a triomphé. La vigilance des gardiens de la tradition a prévalu. À Douala, la tentative de création d’une chefferie de 3ᵉ degré au quartier Grand Moulin, territoire historiquement rattaché au village Bonateki, appartient désormais au passé. Grâce à la mobilisation exemplaire de l’Association des Chefs Traditionnels des villages Sawa du Wouri, conduite par son président en exercice, Sa Majesté Gabriel Eteki Ebokolo, Chef Supérieur du village Bonamoussadi, un projet considéré par de nombreux observateurs comme une menace contre les droits historiques des peuples autochtones a été stoppé net.


Derrière ce qui apparaissait au départ comme une simple procédure administrative, les populations Sawa ont rapidement perçu une opération aux conséquences potentiellement lourdes pour l’équilibre foncier, culturel et identitaire de leur territoire ancestral. Pour de nombreux fils et filles du Wouri, la création d’une nouvelle chefferie dans un espace relevant déjà de l’autorité coutumière du village Bonateki ouvrait la voie à une dangereuse remise en cause de l’organisation traditionnelle établie depuis plusieurs générations.


Face à cette situation, l’Association des Chefs Traditionnels Sawa a fait preuve d’une unité remarquable. Refusant toute escalade, elle a privilégié la voie du dialogue républicain, de la concertation et du respect des institutions. À la tête de cette mobilisation, Sa Majesté Gabriel Eteki Ebokolo s’est imposé comme l’artisan principal d’une démarche qui restera gravée dans les mémoires comme un exemple de leadership responsable et de défense des intérêts légitimes des communautés autochtones.

Accompagné d’une importante délégation de chefs traditionnels, le président de l’Association s’est rendu auprès du Préfet du Wouri afin d’obtenir des clarifications sur une initiative qui suscitait une vive émotion dans les villages Sawa. Plus de deux heures d’échanges francs et directs auront suffi pour faire éclater la vérité et rétablir les faits historiques.

Dans un geste salué par tous les participants, l’autorité préfectorale a reconnu qu’une erreur avait été commise dans le processus engagé. Cette reconnaissance a conduit à l’abandon définitif du projet de création de la chefferie de Grand Moulin, mettant ainsi fin aux inquiétudes qui grandissaient au sein des populations riveraines.

Cette victoire est perçue comme celle du dialogue sur la confrontation, de la vérité historique sur les manœuvres opportunistes et de la cohésion sociale sur les tentatives de division. Pour de nombreux observateurs, cette affaire révèle surtout l’existence de réseaux et d’intérêts qui ambitionnaient de créer un village sans fondement historique afin d’y installer leurs propres représentants au détriment des populations autochtones.


Mais les calculs des promoteurs de ce projet se sont heurtés à un obstacle de taille : la solidarité des chefs traditionnels Sawa. Rassemblés comme un seul homme autour de Sa Majesté Gabriel Eteki Ebokolo et de Sa Majesté Sylvain Ekabouma Njoh, Chef du village Bonateki, ils ont démontré que les institutions traditionnelles demeurent aujourd’hui encore des remparts efficaces contre toute tentative de déstabilisation des équilibres ancestraux.

Pour les populations Sawa, l’enjeu dépassait largement la seule question de Grand Moulin. Il s’agissait de préserver l’intégrité des villages historiques, de protéger la mémoire des ancêtres et d’empêcher la disparition progressive des communautés autochtones sur leurs propres terres. La mobilisation a ainsi pris une dimension symbolique forte : celle d’un peuple déterminé à défendre son identité, son histoire et ses droits légitimes.

À travers cette affaire, Sa Majesté Gabriel Eteki Ebokolo confirme son statut de fédérateur et de protecteur des intérêts collectifs des villages Sawa du Wouri. Son engagement, sa capacité de rassemblement et sa confiance dans les institutions républicaines ont permis d’éviter une crise aux conséquences imprévisibles pour la paix sociale à Douala.


L’échec du projet de Grand Moulin apparaît désormais comme une victoire de la vigilance citoyenne, de la légitimité coutumière et de l’unité des chefs traditionnels. Plus qu’un simple dossier administratif refermé, il constitue un signal fort adressé à tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause l’histoire, les limites territoriales et les droits des peuples autochtones du Wouri.

À Grand Moulin, la sagesse Sawa a parlé. Et elle a été entendue.






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