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Gestion du Parcours Vita de Douala : l'urgence d'un arbitrage définitif du Premier ministre pour mettre un terme au bras de fer institutionnel


Le feuilleton autour de la gestion du Parcours Vita de Douala continue d'alimenter le débat sur la mise en œuvre effective de la décentralisation au Cameroun. Les derniers développements intervenus à la fin du mois de juillet 2026 illustrent une situation devenue préoccupante, où s'entremêlent interprétations juridiques, rivalités institutionnelles et enjeux de gouvernance publique. Plus que jamais, de nombreuses voix appellent à un arbitrage clair et définitif du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Joseph Dion Ngute, afin de mettre un terme à une controverse qui fragilise l'action de l'État.


Le 28 juillet 2026, le Maire de la Ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, a signé un arrêté municipal portant nomination des principaux responsables du Parcours Vita de Douala. Parmi ces désignations figure celle de Nkeng Koung Pamphile, nommé directeur du site en remplacement de Njoh Valentin Emmanuel, remis à la disposition de son administration d'origine.


À travers cette décision, l'Exécutif communautaire entendait matérialiser la prise en main de cet équipement public, conformément à sa lecture des dispositions du Code général des collectivités territoriales décentralisées ainsi qu'aux orientations gouvernementales en faveur du transfert progressif des compétences aux collectivités territoriales.

Cependant, dès le lendemain, un nouvel épisode est venu raviver les tensions. Le délégué régional du ministère des Sports et de l'Éducation physique pour le Littoral s'est rendu sur le site du Parcours Vita, accompagné de plusieurs collaborateurs, où les scellés précédemment apposés par la Communauté urbaine de Douala ont été retirés.


Cette intervention, intervenue dans un climat déjà particulièrement tendu, a suscité de nombreuses réactions au sein de l'opinion publique. Pour plusieurs observateurs, elle traduit la persistance d'un désaccord profond entre les administrations concernées quant aux modalités de gestion de cette infrastructure sportive.


Au-delà des faits, cette séquence révèle surtout la nécessité d'une clarification institutionnelle. En effet, le différend oppose deux textes dont l'articulation demeure au cœur des débats : d'une part, l'arrêté du Premier ministre du 24 septembre 2012 organisant le fonctionnement des Parcours Vita ; d'autre part, les dispositions plus récentes du Code général des collectivités territoriales décentralisées, qui consacrent un transfert progressif de certaines compétences de l'État vers les collectivités locales.

Dans ce contexte, le Tribunal administratif de Douala a déjà été amené à intervenir afin de préserver les intérêts de la Communauté urbaine de Douala, dans l'attente d'une clarification définitive du cadre juridique applicable.


L'évolution du dossier semble toutefois s'orienter progressivement vers une reconnaissance accrue du rôle des collectivités territoriales dans la gestion des Parcours Vita.

Prenant la parole le 30 juillet 2026 à l'occasion de la session ordinaire du Conseil de la Communauté urbaine de Douala, le préfet du département du Wouri, Mvogo Marie Sylyac, a rappelé que les réflexions engagées par le Gouvernement visent précisément à adapter le cadre légal afin de permettre aux collectivités concernées d'assurer pleinement la gestion de ces infrastructures.


Le représentant de l'État a également insisté sur le fait qu'il ne s'agit nullement d'un conflit entre personnes ou institutions, mais d'une question d'encadrement juridique nécessitant une évolution normative. Selon lui, les orientations gouvernementales actuelles convergent vers une implication plus importante des collectivités territoriales dans la gestion des Parcours Vita.


Ces déclarations confortent les instructions déjà données par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Joseph Dion Ngute, invitant le ministère des Sports et de l'Éducation physique à engager des concertations avec les exécutifs des communautés urbaines concernées afin de préparer les conditions d'un transfert effectif de la gestion des Parcours Vita.

Pour de nombreux analystes, cette orientation traduit une volonté manifeste du Gouvernement de donner un contenu concret au vaste chantier de la décentralisation engagé depuis plusieurs années.


Dans ces conditions, la poursuite des initiatives contradictoires sur le terrain apparaît de moins en moins compatible avec les orientations de l'État. Chaque nouvel épisode de confrontation entretient une insécurité juridique préjudiciable aussi bien aux administrations qu'aux usagers du Parcours Vita.


L'enjeu dépasse désormais le seul cas de Douala. Six collectivités territoriales sont concernées par cette réforme, dont l'aboutissement constitue un test majeur de la crédibilité de la politique nationale de décentralisation.

Dès lors, un arbitrage officiel du Premier ministre apparaît comme la voie la plus appropriée pour lever définitivement toute ambiguïté. Une décision claire permettrait d'harmoniser l'action des différentes administrations, de sécuriser juridiquement la gestion des Parcours Vita et d'éviter la répétition de situations susceptibles d'alimenter des tensions institutionnelles.


Au moment où le Cameroun poursuit la consolidation de son processus de décentralisation, plusieurs observateurs estiment que le règlement définitif de ce dossier constituerait un signal fort en faveur d'une gouvernance plus cohérente, respectueuse des compétences transférées et des orientations arrêtées par le Gouvernement.

Le dossier du Parcours Vita de Douala est ainsi devenu bien plus qu'un simple différend administratif : il représente aujourd'hui un véritable révélateur des défis que pose la mise en œuvre effective de la décentralisation. C'est pourquoi un arbitrage rapide du Premier ministre, Chef du Gouvernement, est désormais attendu afin d'assurer la sécurité juridique, de préserver la continuité du service public et de consacrer définitivement la place des collectivités territoriales dans la gestion des équipements publics qui leur sont appelés à être transférés.




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