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ESUKUL’A DUALA YA BONAMOUKOURI : Quand la Langue Maternelle Devient Fierté et Identité

Le 21 février 2026, le monde entier a vibré au rythme de la 26e édition de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque année sous l’égide de l’UNESCO. Une date symbolique, porteuse d’un message fort : nos langues ne sont pas de simples outils de communication, elles sont l’âme vivante de nos peuples.

À Douala, la flamme culturelle n’a pas vacillé. Bien au contraire. Le dimanche 22 février 2026, ESUKUL’A DUALA YA BONAMOUKOURI, école d’apprentissage de la langue Duala et des us et coutumes Sawa, a une fois de plus magnifié cette journée avec éclat et fierté. Enseignants et apprenants, fidèles à la tradition, ont transformé cette célébration en un véritable festival identitaire : chants patrimoniaux, poésies enracinées, contes initiatiques et expressions culturelles ont rythmé une rencontre riche en émotions.

Car parler le Duala, c’est bien plus qu’articuler des mots. C’est transmettre une vision du monde, des valeurs, une histoire, une spiritualité. Dans la culture Sawa, la langue maternelle est le socle de l’éducation, le lien sacré entre les générations, le véhicule des proverbes, des rites et de la sagesse ancestrale. Elle façonne l’identité et renforce le sentiment d’appartenance à une communauté fière de ses racines.

À travers cette initiative, ESUKUL’A DUALA YA BONAMOUKOURI rappelle avec force que la survie d’une langue dépend d’abord de son usage au quotidien. Et c’est ici que le rôle des parents devient fondamental. La maison est la première école. C’est autour du foyer, dans les conversations simples du quotidien, dans les conseils murmurés avec tendresse, que la langue maternelle prend vie et se perpétue. Parler Duala à ses enfants, c’est leur offrir un héritage inestimable, une boussole culturelle dans un monde en constante mutation.

Dans un contexte où la mondialisation tend à uniformiser les identités, la résistance passe par la valorisation de nos langues locales. Chaque mot prononcé en langue maternelle est un acte de sauvegarde, un engagement pour la mémoire collective.

Plus qu’une célébration, cette 26e édition aura été un appel vibrant : protégeons nos langues, enseignons-les, parlons-les, vivons-les. Car un peuple qui préserve sa langue préserve son âme.




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