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ENEO : délestage et désagrément

Eneo annonce le retour des délestages, à cause de la baisse de production du barrage de Memvé’éle (211 MW)

Dans un communiqué publié le 25 janvier 2023, la société Eneo, concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, annonce le retour du rationnement de l’énergie électrique dans le pays. « Des contraintes de production dans le système électrique, suite à la baisse de l’hydrologie sur le fleuve Ntem, vont occasionner des rationnements du service électrique dans les régions du Centre, du Sud, de l’Est, du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Electricity Developement Corporation (l’entreprise publique de patrimoine du secteur de l’électricité, NDLR) a annoncé à Eneo la persistance de la baisse de production à Memvé’élé jusqu’en mars », indique le distributeur de l’énergie électrique.

Une situation qui cause plusieurs désagréments au sein de la population causant d'énormes dégâts matériels, voir des incendie causé par le retour brusque de l'énergie provoquant des cours circuits etc...



Et l’entreprise contrôlée par le fonds d’investissement britannique Actis de poursuivre : « Malgré la mise à contribution des centrales thermiques, le déficit entre l’offre et la demande ne pourra pas être totalement couvert durant cette période ». En clair, six régions sur les dix que compte le Cameroun seront de temps en temps plongées dans le noir au cours des deux prochains mois de l’année courante, impactant les activités économiques et le confort des ménages. Ceci, à cause de la baisse de production observée dans le barrage de Memvé’élé, d’une capacité installée de 211 MW, construit dans la région du Sud pour pallier le déficit de production observé dans le pays.


En effet, de sources autorisées, le barrage de Memvé’élé atteindra difficilement la totalité des 211 MW de capacités installées tout au long de l’année. En cause, le faible débit du fleuve Ntem et les variations de l’hydrologie en période d’étiage. L’on a, par exemple, observé une baisse drastique de la production de Memve’ele, qui est passée de 90 MW disponibles 24h/24 durant toute la période la Coupe d’Afrique des nations de football (entre janvier et février 2022) à une puissance de 30 MW seulement en soirée (entre 18h et 22h) et à 0 MW en dehors de ces heures, quelques jours après.


Pour résoudre le problème, la construction d’un barrage-réservoir est envisagée. « En perspective, et pour atténuer les impacts de la variation de l’hydrologie du fleuve Ntem, le chef de l’État a prescrit l’accélération de la maturation du projet de construction d’un barrage-réservoir sur ce fleuve », a indiqué le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba, le 25 mars 2022 à l’Assemblée nationale. Ce qui questionne le choix du gouvernement de construire une centrale hydroélectrique de 211 MW sur Ntem, cours d’eau donc le débit est de loin plus bas que celui de la Sanaga, qui abrite 75% du potentiel hydroélectrique du pays.


Investissement d’un montant de près de 450 milliards de FCFA, l’aménagement hydroélectrique de Memvé’élé est cité dans un rapport de la Banque mondiale comme étant l’un de ces projets camerounais, dont les coûts sont deux à six fois supérieurs à ceux de projets similaires, réalisés dans les pays ayant le même niveau de développement que le Cameroun. À l’origine des surcoûts ainsi mis à l’index par la Banque mondiale, il y a entre autres éléments, le rallongement des délais de livraison des chantiers, qui entraîne la mobilisation prolongée des engins et autres personnels sur les sites des travaux, avec les implications financières y afférentes.


Vivement la stabilité définitive de l'énergie au Cameroun.



VICHAL DIKOBO S

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