Douala 1er consacre ses Gardiens de Mémoire : la 2e édition des THVM, un acte fort pour l’âme culturelle de la Cité Sawa
- Vichal Dikobo
- 20 janv.
- 3 min de lecture

La Commune d’Arrondissement de Douala 1er a une nouvelle fois marqué les esprits le lundi 19 janvier 2026 avec la tenue solennelle de la 2e édition des Trésors Humains Vivants Municipaux (THVM), une initiative pionnière qui consacre l’excellence culturelle et érige le patrimoine immatériel en pilier du développement local.
Sous l’impulsion éclairée du Maire Jean Jacques LENGUÉ MALAPA, cette cérémonie a transcendé le simple cadre protocolaire pour s’imposer comme un véritable acte politique et culturel : celui de protéger, magnifier et transmettre l’âme de Douala 1er aux générations futures.
Une vision municipale audacieuse et éclairée
Dans son allocution empreinte de solennité et de conviction, le Maire Jean Jacques Lengué Malapa a rappelé le sens profond des THVM :
« Une ville sans mémoire est une ville sans avenir. Douala 1er ne se construit pas seulement avec des routes, des marchés et des infrastructures, mais aussi avec sa culture, ses valeurs, ses traditions et ses hommes et femmes qui les incarnent. À travers les THVM, nous faisons de la culture un levier de développement, de cohésion sociale et de fierté identitaire. »
Selon lui, cette distinction s’inscrit dans une stratégie globale visant à faire de Douala 1er un modèle de gouvernance culturelle en Afrique, en phase avec les orientations de l’UNESCO et les engagements pris dans le cadre de l’Agenda 21 local.


Le Maire a insisté sur sa volonté de bâtir une commune où la modernité dialogue avec la tradition, où le progrès ne rime pas avec amnésie culturelle, mais avec valorisation du legs ancestral.
Les THVM : une reconnaissance qui va au-delà de l’honneur
Institué dans le cadre du programme « UNESCO Heritage for Sustainable Cities », financé par l’Union européenne, le dispositif des THVM vise à :
Identifier les porteurs de savoirs et traditions ;
Documenter et sauvegarder le patrimoine immatériel ;
Encourager la transmission intergénérationnelle ;
Donner une visibilité institutionnelle aux gardiens de la mémoire culturelle.
Cette démarche place Douala 1er à l’avant-garde des politiques culturelles locales au Cameroun.
Retour sur la 1ère édition : une fondation solide
La première édition avait déjà distingué des figures de proue telles que :
Toto Guillaume, artiste musicien de renom,
Dikongué Pipa, icône du cinéma camerounais,
Laurent Esso, Magistrat hors hiérarchie, acteur clé de la vie publique.
Ces distinctions avaient été saluées comme une reconnaissance méritée et historique.
La 2e édition : quatre nouvelles étoiles au firmament culturel

Pour cette nouvelle édition, la Commune a élevé au rang de Trésors Humains Vivants Municipaux quatre personnalités emblématiques :
Princesse Marilyn Douala Bell, Présidente Exécutive de Doual’Art, figure majeure de l’art contemporain et de la promotion culturelle ;
Makom M’Elong’a Duala-Duala, symbole vivant de la tradition chorale Sawa, à travers la plus ancienne chorale d’hommes ;
Doumbé Léa François, ancien footballeur international, icône sportive et modèle de réussite ;
Dina Bell, artiste musicien, héritier et passeur de la culture Duala.
Émotions et réactions : des lauréats profondément touchés
Visiblement émus, les récipiendaires ont exprimé leur gratitude à l’égard du Maire et du Conseil municipal.
La Princesse Marilyn Douala Bell a déclaré avec émotion :
« Cette distinction est un appel à faire encore plus pour la culture de Douala. Elle nous rappelle que notre travail ne profite pas seulement aux artistes, mais à toute une communauté. »
Makom M’Elong’a Duala-Duala, voix empreinte de sagesse, a souligné :
« Être reconnu par sa propre commune est l’une des plus belles récompenses qu’un gardien de la tradition puisse recevoir. Cela nous encourage à continuer à transmettre nos chants et nos valeurs. »
Doumbé Léa François, visiblement honoré, a indiqué :
« Le sport est aussi une culture. À travers cette distinction, Douala 1er montre que le football fait partie de son patrimoine. »
Quant à Dina Bell, il a salué une initiative qui, selon lui, « redonne de la dignité aux artistes locaux ».
Le Pr ESSO ELAME a salué la portée stratégique du dispositif :
« Ce que fait Douala 1er avec les THVM est remarquable. Peu de communes africaines intègrent à ce niveau la culture dans leur politique de développement. Cette initiative constitue un modèle qui pourrait inspirer d’autres municipalités au Cameroun et au-delà. »
Selon lui, la démarche du Maire Lengué Malapa traduit une compréhension fine des enjeux culturels contemporains et du rôle du patrimoine immatériel dans la construction identitaire.
Une Commune résolument tournée vers l’avenir
À travers les THVM, Douala 1er s’affirme comme une commune qui investit autant dans l’humain que dans les infrastructures, autant dans la mémoire que dans la modernité.
Sous le leadership visionnaire de Jean Jacques Lengué Malapa, Douala 1er ne se contente pas de gérer le présent : elle prépare l’avenir en valorisant son passé.
La 2e édition des THVM n’est donc pas une fin en soi, mais une étape supplémentaire vers une politique culturelle ambitieuse, inclusive et durable.
VICHAL DIKOBO S
699233518/670376078



Commentaires