top of page

Curiosité : à Douala, certains mototaximens s’opposent à la grève des enseignants



Ils étaient d’ailleurs dans les services du gouverneur de la région du littoral ce mercredi 23 février 2022.


Un groupuscule de conducteurs de moto-taxis sans condition favorable s’est retrouvé chez le gouverneur de la région du littoral ce mercredi 23 février 2022 pour manifester leur soutien aux institutions de la République. Réagissant sur la grève des enseignants en cours depuis lundi dernier, ces conducteurs de motos qui vivent pour certains dans les conditions d’extrême pauvreté menacent de ne plus transporter les enseignants si ces derniers persistent dans la rébellion.


Une bien curieuse sortie qui amène plusieurs observateurs de notre landerneau à s’interroger sur la misère morale dont traverse notre pays. « Le Cameroun est un pays des inédits. Aujourd’hui. Les enseignants organisent des manifestations contre le gouvernement, les mototaximens s’opposent à eux. Avant, des militants politiques de l’opposition organisent des marches contre le gouvernement, d’autres militants politiques de l’opposition les traquent dans les quartiers, les livrent à la police; quand par hasard certains sont libérés, ce sont encore d’autres opposants qui vont sur les plateaux de télévision pleurer leur douleur de les voir libres », poste le journaliste camerounais Venant Mboua.


Antoine Djomo


« Avant, avant… Quand les étudiants organisaient une grève pour revendiquer les meilleures conditions d’études, d’autres étudiants s’érigeaient en gendarmes du campus et leur barraient la route », ajoute l’homme de média. Antoine Djomo, le président du syndicat des imprimeurs du Cameroun dénonce aussi cette misère morale de ces petits débrouillards. « Quand elle vide, elle est vraiment vide. Je me demande comment faire pour adhérer au syndicat des moto taximen ? », questionne-t-il.

3 vues0 commentaire

Comments


bottom of page