BONAMOUSSADI : UNE BLESSÉE REFOULÉE D’UN CENTRE DE SANTÉ EN PLEINE URGENCE — LA QUESTION DE LA NON-ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER POSÉE.
- Vichal Dikobo
- il y a 2 jours
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Une scène révoltante s’est produite dans la nuit du vendredi 20 mars 2026 au quartier Bonamoussadi, lieu-dit Bonamoussadi Village, au niveau du « Petit terrain » dans un centre de santé dénommé Centre Médical Saint Bernard. Une dame gravement blessée, nécessitant des soins urgents avant son transfert à l’hôpital, s’est vue refuser toute assistance dans un centre de santé du quartier.
Selon plusieurs témoignages concordants, l’incident débute lorsque des habitants du voisinage se mobilisent pour appeler à l’aide dans le centre de santé le plus proche " Centre de Santé Saint Bernard". Face à l’urgence, ils sollicitent l’aide de l’aide-soignante de garde afin qu’elle apporte les premiers secours à la victime, qui se trouvait encore sur les lieux de l’accident.
Mais contre toute attente, la soignante aurait opposé un refus catégorique. Elle aurait indiqué ne pas intervenir à domicile, malgré l’insistance des riverains qui évoquaient un cas d’urgence. Plus troublant encore, certains témoins affirment qu’elle serait restée absorbée par son téléphone, ignorant les appels pressants des populations venues chercher assistance.
Un comportement qui a rapidement suscité la colère et l’indignation dans le voisinage.
Face à ce refus, les habitants décident alors de transporter eux-mêmes la blessée vers le centre de santé. Mais une fois sur place, la situation prend une tournure encore plus incompréhensible : la personne de garde aurait fermé les portes de la structure sanitaire, refusant d’ouvrir l’accès à la patiente blessée.
Selon ses explications, elle aurait agi ainsi après avoir estimé avoir été menacée par la foule présente.
La conséquence est dramatique : privée de soins immédiats, la victime a finalement été transportée en urgence sur une moto vers l’hôpital de Bonamoussadi où elle reçoit actuellement des soins.
Cette situation soulève de nombreuses interrogations sur le rôle réel des centres de santé installés dans les quartiers. Ces structures sont-elles créées pour sauver des vies ou pour détourner le regard lorsque l’urgence frappe aux portes ?
Au-delà de l’indignation populaire, la question juridique de la non-assistance à personne en danger est désormais clairement posée. Dans de nombreux systèmes juridiques, le refus d’apporter assistance à une personne en danger immédiat peut constituer une infraction grave.
Les populations appellent désormais à l’intervention de la délégation régionale de la santé publique et du ministère de la Santé publique afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
Plus largement, cette affaire remet sur la table la problématique de la prolifération des centres de santé de quartier, dont certains fonctionnent parfois avec du personnel insuffisamment qualifié. Plusieurs habitants dénoncent des structures tenues par des personnes ayant seulement des bases médicales, sans formation complète ni autorisation officielle d’exercer.
D’où l’appel pressant lancé aux autorités sanitaires pour qu’une enquête approfondie soit ouverte afin de vérifier les qualifications réelles des médecins, infirmiers et aides-soignants exerçant dans ces centres.
Car lorsqu’une vie est en jeu, l’indifférence ne peut jamais être une option.
Et à Bonamoussadi, beaucoup se demandent aujourd’hui :
si même les centres de santé refusent de soigner, vers qui les populations doivent-elles encore se tourner pour survivre ?
VICHAL DIKOBO S
699233518/670376078



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