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À la découverte du Canton Ndonga dans la Sanaga maritime.

"La question de la filiation à une composante sociologique X et/ou Y dans les différentes versions de l'histoire des migrations des peuples restent un véritable labyrinthe. Comme plusieurs peuples du Cameroun et d'Afrique, les Ndonga seraient dans un cas chauve souris, ni animal, ni oiseau. Mais est ce vraiment le cas ? Dans le cadre de nos recherches basées sur la logique anthropologique qui aboutiront au document "SUR LES TRACES de NOTRE HISTOIRE" nous vous proposons ce morceau choisi qui reste à parfaire. "

NDONGA YIEM, BAKA’A LA ! Cette expression est culte pour tout ressortissant Ndonga habité par la fierté de l’être. Mais qui sont les NDONGA ? Les NDONGA sont un peuple BANTU . Ils sont de la composante sociologique SAWA BANTU. Leur histoire, comme la plupart d'histoires des peuples du monde, remonte à l’époque du grand royaume du Congo nous sommes au XIIIème siècle, dont le départ plus cité, est à partir de la basse ÉGYPTE , l'actuel SOUDAN.



Les NDONGA sont dans l’expédition de la migration des fils de prêtres : des NSÕ’O (Bakoko), des BÉNÉ (Bassa), des NTI (Ba Nti), des BÕNÕ et des SANAGA tous partis à la conquête des nouvelles terres. Arrivés au royaume du KANEN BORNU vers L’an 1420, ces peuples seront assaillis par un autre peuple qui voulut leur imposer l’Islam comme religion. Par une farouche résistance et une fuite, les peuples cités ci haut vont tout se retrouver dans la grotte sacrée « Ngock lituba » vers la fin du 14ème. La légende dit que, les ancêtres en tête, dotés du pouvoir de prêtrise ramené depuis la basse Égypte, voilèrent l’entrée de la grotte par d’épaisses toiles d’araignée qui dissuadèrent les assaillants. À la sortie de la grotte vers 1490, deux versions d’histoire leur sont accolées. La première, résultant des recherches de Cosmè DIKOUMÈ et compagnie, qui est d’ailleurs la plus ventilée, les lie à NNANGA MBANG NGUÉ NNANGA dit «Mpo’o miguenda mi Li bet ben» comme étant les descendants de Mbambo fils de Mpo’o, donc descendants NSO’O (Bakoko). Cette version trouverait une explication dans la confusion lors de la migration. Car les peuples étaient tous mélangés. La seconde version, moins connue mais qui semble évidente est celle de la fratrie «NGA’A» «NDOG NGA’A» (Ndonga) » avec les «MAN NGA’A» (Manga’a) faisant d’eux les BÉNÉ (Bassa). Il t'aurait même selon certaines sources fiables des familles qui portent les même noms de part et d'autre. Leur appartenance de manière naturelle au MBOG (confrérie BÉNÉ ou Bassa) conférant au doyen ou patriarche le statut de MBÓG MBOG et leur culte de MBANG (discrétion et respect de la parole) tendent à discréditer la première version. Des études approfondies dans ce sens sont actuellement menées pour une réinterprétation de leur l’histoire.


Sa Majesté Maurice François DIWOUTA II, Chef Supérieur du Canton Ndonga.

Des dires des patriarches Papa MBENDE Jean, EONDO Emmanuel et de Sa Majesté DIBOUMBA Alphonse tous de regrettées mémoires, ainsi qu'un entretien autre mené avec le Patriarche NJOBASSA ESSIPO, nous retenons que : les Ndonga quittant, la grotte sacrée de NGOK LITUBA, arrivent à l’actuel LOG NGASSE vers le début du 15ème siècle. Poursuivants les fleuves, ils vont se retrouver dans un premier temps à SOY NJANGA (campement des crevettes) l’actuel Dizanguè. Par la suite à RIKOLA l’actuel DIKOLA. Avant de se disperser dans le territoire limité : au nord, au cours d’eau MONGO limitrophe avec les Yakalag de Mouanko ; au sud à la Dibamba limite avec Douala ; à l’est au niveau du confluent NJIBA NDONGA dans le fleuve MAM et à l’ouest au niveau des rails, limitrophe avec les LOG NGASSE. Ce territoire diminue de jour en jour suite à des conflits domaniaux. Aux premiers jours de leur installation définitive dans le territoire circonscrit suscité, le royaume Ndonga était constitué des Hameaux entre autres : MBANDA avec les familles (Log Song, Log Ndjock Yig, et Hèyep) sous le supervision de KELLÉ Kuntz ; SACK MBANDA avec les familles (Log Ndjock et Log Kûg) sous la supervision TOCK SANA et LOGHOT avec les familles (Log BIKWÈ et Ndog SAGA) sous la supervision de SONG MBA’A MÔ ; KOUNGUÈ avec les familles (Log Ndog, Log Mbo’o, Ndog Ndigui mayen ma pem, Ndog Ndigui Kanda’a et Ndog Tjack) sous la supervision de BILEGUE BI HIÉ ; SOMSE avec les familles (Log Ndog et Log Mboh) ; RIKOLA avec les familles (Ndog Banolka, Ndog Ndigui mayen ma pem, Log Mbo’o et Log Ndog) ; NDOGHEGDJONG avec les familles (Log Nson, Log Ko’ôh et Log Mapongo) sous la supervision de DIKOUBA ; MBAMBO avec les familles (Log BIKWÈ et Ndog Ndigui Kanda’a) sous la supervision de MILÓN et enfin NDOGBOM avec les familles (Log Mbangui, Log Poghy, Log Mpaï et Ndog Mpah). À la naissance des villages, face aux déplacements multiples à la recherche des terres cultivables et des pêcheries, les Hameaux MBANDA, SACK MBANDA et LOGHOT vont constituer un groupement : NDOG KOBHO’O qui plus tard, deviendra le village MBANDA ; NDOGHEGDJONG, MBAMBO et NDOGBOM deviennent le village MBIMBÈ ; KOUNGUÈ et SOMSE deviennent le village Kounguè-somsè ; DIKOLA ne change pas. Les villages : PITTI constitué des familles venant de MBIMBE, KOUNGUE et MBANDA ; MBONGO constitué des familles venant de MBIMBE, DIKOLA, KOUNGUE et MBANDA ainsi que LAC OSSA constitué des familles venant de KOUNGUE et SOMSE voient le jour. Lorsque nous étudions cette apanage des familles, nous arrivions à essayer de déceler les sept grandes familles racines du royaume Ndonga comptés par les ancêtres dans l'expression "Ndonga maten sáambog" traduction "Ndonga sept souches" qui seraient : NDOG KOBHOR, LOG MBO’O, LOG NDOG, NDOG TCHACK, NDOG DIGUI, LOG BIKWÈ et NDOG MBOM en attendant l’issue des études. Les Ndonga comme tous les Sawa Bantu sont constitué en «Mû ma bikohô ou masóho» (les pieds de foyers) et en « » (les foyers) qui sont les fondements des «Maten» (les grandes familles souches) qui sont à l’origine des «Bilong» (les villages) qui de nos jours constituent le «kina» (le royaume ou térritoire) Ndonga. À ce jours, le royaume Ndonga reste «Maten sáambog» les sept grandes familles souches citées ci-haut et « Bilong sáambog » sept villages entre autres : PITTI de Sa Majesté MOUKAM, MBONGO de Sa Majesté, Mbanda de Sa Majesté, KOUNGUÈ-SOMSÈ de Sa Majesté Blaise DIWOUTA, KOUNGUÈ LAC OSSA de Sa Majesté Antoine SAHABA, DIKOLA de Sa Majesté Jacques BAKAMBA et MBIMBÈ de Sa Majesté Jean Bosco NGOBE.



Le canton Ndonga de nos jours est habité par les octothones et les communautés nouvelles venues pour le travail dans les trois société agro-forestières qui y sont implantées à savoir : la Socapalm, la Safacam et l'IRAD. Ces populations vivent essentiellement de l'agriculture, de la chasse, de la pêche et du petit commerce. Plusieurs infrastrures sanitaires (centres de santé, hopitaux) éducatives (écoles publiques, privées, collèges, lycees et centres de formation), administratifs (centres d'état civil, mairie, Sous-Préfeture, commissariats et gendarmeries) et religieuses s'y trouvent. Les Ndonga se célèbre à travers une fête traditionnelle, socioculturelle et sportive baptisé MAHOL MA MBAÏ NDONGA.


Source : Plusieurs entretiens avec les patriarches MBENDE Jean, EONDO Emmanuel (mon grand père), Sa Majesté DIBOUMBA Alphonse avant leur mort, les œuvres d’EKWÈ MADOCHÉE et un autre entretient avec PAPA NJOBASSA ESSIPO.

Relecture : MAHOP Louis & DIN Marcel. Ce travail est mené pour la postérité des descendants Ndonga à travers le monde.




MBAPƐ U NGAMDBOU MBÓOMAA KIRIK NGOYE I NDOG TCHACK SULUCK I BI SAGHÁA LEP U KO’OH I NDOG

HEGDJONG MBIME NDONGA.

(+237) 652 266 078 / 699 798 144

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